Un local du Petit Cambodge squatté par un collectif militant, décision du tribunal le 4 janvier

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Un local du restaurant parisien le Petit Cambodge est occupé par un collectif militant qui y héberge des sans-abris et des personnes isolées.

Les occupants d'un local du restaurant parisien le Petit Cambodge, dont la terrasse a été l'une des cibles des attentats du 13 novembre 2015, sauront la semaine prochaine s'ils sont expulsés, a décidé mardi le tribunal judiciaire de Paris. Saisie en référé, la justice s'est penchée mardi sur la situation du restaurant dont le nom est devenu synonyme des attaques jihadistes qui ont fait 130 morts dans la capitale et à Saint-Denis: quinze d'entre eux ont péri dans cet établissement de la rue Alibert, dans le Xe arrondissement.

Depuis la mi-novembre, des locaux proches, dans lesquels le Petit Cambodge envisage depuis la fin 2015 d'ouvrir une annexe, sont occupés par un collectif militant qui y héberge des sans-abris et des personnes isolées.

LPC
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Ce collectif a expliqué que sa volonté n'avait "jamais été de (s')attaquer au Petit Cambodge mais tout simplement d'occuper un local abandonné pendant cinq ans et de répondre aux besoins du quartier". Dans un communiqué publié avant l'audience, il a déploré la "gentrification" du quartier au profit de "spéculateurs", de la plateforme AirBnb ou de "restaurants de luxe et bobo".

"Le Petit Cambodge, ce n'est pas McDonald's"

Des artisans de l'historique rue Sainte-Marthe avaient déjà manifesté en janvier 2020 contre les risques de spéculation dans le quartier. "Le Petit Cambodge, ce n'est pas McDonald's, c'est un petit restaurant de quartier", leur a rétorqué mardi à l'audience l'avocate du restaurant, Marine Rogé. "C'est 38 salariés", a-t-elle poursuivi. "Aujourd'hui, "on paye le loyer pour permettre à ces personnes (les occupants, ndlr) d'organiser des grands débats, des(...)


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