Loïk Le Priol jugé ce mercredi pour l'agression violente d'un ex-président du GUD

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Loïk Le Priol en 2016. - Facebook Loïk Le Priol
Loïk Le Priol en 2016. - Facebook Loïk Le Priol

Le motif de l'attaque reste flou. Pourtant, il vaudra à Edouard K. une séance d'humiliation et une pluie de coups. Le militant d'ultradroite Loïk Le Priol, principal suspect dans le meurtre de Federico Martin Aramburu, ex-rugbyman argentin abattu par balles en mars dernier, comparaît ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour la violente agression d'un reponsable du GUD, un groupuscule d'extrême droite, en 2015.

Avec quatre complices présumés, - parmi lesquels Romain Bouvier, également mis en examen dans l'affaire Aramburu - il est poursuivi pour "violences aggravées en réunion avec menace d'une arme et préméditation".

Insultes, coups et humiliations

La scène, filmée par Loïk Le Priol lui-même et dont Mediapart a diffusé certaines images dès 2016, remonte au 9 octobre 2015. Cette nuit-là, le petit groupe se rend au domicile d'Edouard K., ancien responsable du GUD. Les images montrent alors la victime, assise sur son canapé et alcoolisée. Logan Dijan, chef du groupuscule de l'époque, lui assène une première claque qui le déstabilise fortement.

"C'est toi l'idole du fascisme? C'est toi le patron du GUD? Mais t'es qu'une merde", crie alors Loïk Le Priol.

Pour des raisons que le parquet semble avoir encore du mal à éclaircir - "T'as trop parlé. Quand on parle, on agit derrière", lance Loïk Le Priol au cours de l'agression -, les cinq jeunes hommes le forcent à se déshabiller en le traînant jusque dans sa chambre. Là, ils lui hurlent de se déshabiller, l'insultent violemment et lui assènent plusieurs coups. Edouard K., lui, les supplie d'arrêter, des larmes dans la voix.

Cinq ans de prison encourus

Il se retrouve ensuite entièrement nu, dans son salon, le visage ensanglanté. Alors qu'il est à terre, ses agresseurs le menacent avec un couteau, avant de le forcer à se relever et à danser la "Macarena", toujours nu, pendant plusieur secondes, selon Mediapart.

Après avoir fini à l'hôpital, Edouard K. va porter plainte le lendemain de son agression. Quelques jours plus tard, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour "violences aggravées" avec préméditation.

À l'issue de ce procès, renvoyé déjà trois fois, les prévenus encourent jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende, voire des peines plus lourdes pour ceux qui ont déjà été condamnés par le passé.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles