Liz Truss compte gouverner le Royaume-Uni à droite et avec ses fidèles

DANIEL LEAL/AFP

Après le discours d’adieu de Boris Johnson, qui n’a peut-être pas dit son dernier mot, sa successeure du Parti conservateur, Liz Truss, a pris ses fonctions à la tête du Royaume-Uni, ce mardi 6 septembre.

Elle a prononcé son premier discours, cité par The Guardian, identifiant en particulier trois priorités de son action : “je remettrai la Grande-Bretagne au travail” ; “je prendrai des mesures cette semaine pour faire face aux factures énergétiques et pour sécuriser notre futur approvisionnement en énergie” ; “je ferai en sorte que les gens puissent prendre rendez-vous avec un médecin et bénéficier des autres services de santé dont ils ont besoin”.

“Sortir de la tempête”

Aux yeux du journal de gauche, ce discours a paru “ennuyeux et creux”. “Tout semblait très cliché et passe-partout. Il n’y avait rien de personnel, rien d’original, rien pour laisser penser qu’elle pourrait nouer un lien émotionnel avec les gens […]. On aurait dit un discours absolument ordinaire d’un politicien de seconde zone, pas celui d’un tout nouveau Premier ministre.”

D’après une chroniqueuse du journal conservateur The Daily Telegraph, “Liz Truss n’aurait pu être plus claire : elle compte gouverner à droite”. Rendant hommage à son prédécesseur Boris Johnson, la nouvelle dirigeante a réaffirmé la nécessité selon elle de baisser les impôts pour encourager la croissance. C’était “exactement le même discours” que celui qu’elle avait adressé à son propre parti conservateur la veille. Elle a aussi insisté sur la “tempête” que traversait le pays, tout en assurant :

“Je suis convaincue qu’ensemble, nous pourrons sortir de la tempête.”

“Cabinet de potes”

Après ce discours, Liz Truss a nommé son nouveau cabinet. Avec une tendance forte : se séparer de ceux qui avaient soutenu Rishi Sunak, son rival pour le poste de Premier ministre. “Truss élimine les soutiens de Sunak et réunit un ‘cabinet de potes’”, titrait le journal de gauche The Independent mardi soir, reprenant l’expression d’un ancien conseiller d’un membre du gouvernement de Boris Johnson.

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