Livreurs à vélo : des coopératives pour faire face aux grandes plateformes

Sur son vélo, Théo Peterson fait plus de 80 km par jour. Alors que de nombreux livreurs se plaignent de la précarité de leurs conditions de travail, le coursier, lui, a le sourire. "J'ai la sécurité de l'emploi, j'ai un contrat de 35 heures, sur lequel je suis bien rémunéré, des congés payés, une mutuelle offerte", explique-t-il.Un salaire de départ de 1 450 euros netsIl ne travaille pas avec une plateforme traditionnelle, où il faut être à son compte, sans avantages sociaux. Il dépend d'une coopérative, Olvo, dans laquelle tous les livreurs sont des associés en CDI. Le salaire de départ est de 1 450 euros nets. Mais pour le client, il y a un coût : 35 euros minimum la livraison, et pas de commande de dernière minute. Pour le déjeuner, il faut commander avant 10h30. Une cinquantaine de restaurants parisiens a choisi de travailler avec cette coopérative. Avec jusqu'à 800 livraisons par jour, l'entreprise se porte bien. Aujourd'hui, en France, il existe une trentaine de coopératives de ce type.