Un livreur Uber Eats traité "d'esclave", la cliente condamnée à 1000 euros d'amende

Un livreur Uber Eats a été traité d'esclave par une cliente. Elle a été condamnée le 23 mai 2022. (Photo: via Associated Press)
Un livreur Uber Eats a été traité d'esclave par une cliente. Elle a été condamnée le 23 mai 2022. (Photo: via Associated Press)

Un livreur Uber Eats a été traité d'esclave par une cliente. Elle a été condamnée le 23 mai 2022. (Photo: via Associated Press)

JUSTICE - “Dépêche-toi esclave”, avait envoyé une cliente Uber Eats de Laval a son livreur. Pour ses propos racistes, cette femme a été condamnée lundi à 1000 euros d’amende, a rapporté France bleu Mayenne mercredi 25 mai.

Les faits se sont déroulés un an plus tôt. Yaya Guirassy a répondu à la demande d’une femme qui avait commandé son repas chez KFC avant de se faire injurier. Sous le choc, il avait décidé de ne “pas lui remettre la commande parce que ces insultes, c’est insupportable. Une fois arrivé là-bas, on peut se bagarrer”, avait expliqué le livreur de 34 ans à France bleu.

La cliente d’Uber Eats ne s’est pas présentée au tribunal

Après avoir appelé Uber Eats, il avait porté plainte pour “injure non publique en raison de l’origine”. D’après lui, la cliente aurait vu qu’il avait sa peau était noire, car sa photo de profil sur l’application était visible. “Une fois qu’on a accepté une commande, le client voit notre photo directement sur l’écran. Nous, on voit seulement son nom et son numéro de téléphone: on ne voit pas son visage”, avait-il expliqué.

Venu de Guinée-Conakry en 2009, il travaillait pour la plateforme de livraison depuis plusieurs mois et n’avait jamais eu de problème auparavant. Ses statistiques étaient d’ailleurs impressionnantes: depuis août 2020, il avait réalisé 2796 livraisons avec un taux de satisfaction de 98%.

Convoquée au tribunal lundi 23 mai, la cliente ne s’est pas présentée. Yaya Guirassy a de son côté quitté la plateforme et travaille désormais dans le secteur agroalimentaire, précise France bleu.

À voir également aussi sur le Huffpost: “Uber Eats ne protège personne”: un livreur sans papier raconte sa vie pendant le confinement

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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