Céline Pina : les "biens essentiels" et le mépris des gouvernants

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Dans son dernier essai, " Les biens essentiels " (Bouquins), l'essayiste Céline Pina analyse ce que révèle le mépris affiché par le gouvernement pour ce qu'ils ont qualifié de " biens non-essentiels ", à commencer par la culture.

Des librairies fermées. Des rayons de livres bâchés de rubans blancs et rouges comme s’il s’agissait de scènes de crime. En novembre dernier, le livre est classé dans la catégorie des " produits non essentiels " par le gouvernement. Une décision perçue comme absurde et révoltante dans un pays qui a inventé l’art du roman avec La princesse de Clèves, et où le chef de l’État avait, lui-même, incité les Français à lire, " à retrouver ce sens de l’essentiel ", dans son discours annonçant le premier confinement en mars 2020. Classer non essentiel un bien défini par le président lui-même comme essentiel. De cette criante contradiction, Céline Pina dévoile toute la logique dans son deuxième essai intitulé sobrement Les biens essentiels.Un titre court, sec, droit et qui tonne à l’image de son auteur réputé pour ne pas mâcher ses mots contre les dangers de l’islamisme politique, du séparatisme communautaire ou encore des lâches compromissions de certains élus. Celle qui a la République dans le sang signe là une réflexion tout aussi critique que philosophique.Mépris politiqueSon propos n’est pas tant de se draper dans les oripeaux d’une Marianne indignée pour dénoncer les restrictions de liberté imposées par une dictature sanitaire. Ce qui intéresse...

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