Le livre de Guillaume Meurice en suspens, Rima Abdul-Malak s’inquiète

Dans Quotidien, la ministre de la Culture s’inquiète pour la « liberté d’expression » après la suspension de la sortie du livre de Guillaume Meurice
Dans Quotidien, la ministre de la Culture s’inquiète pour la « liberté d’expression » après la suspension de la sortie du livre de Guillaume Meurice

Dans Quotidien, la ministre de la Culture s’inquiète pour la « liberté d’expression » après la suspension de la sortie du livre de Guillaume Meurice

CENSURE - Un phénomène « inquiétant ». Invitée de Quotidien sur TMC jeudi 15 septembre, la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak est revenue sur une polémique qui secoue les médias et le monde de l’édition : la suspension par le groupe Editis de la sortie du livre de Guillaume Meurice. Dans celui-ci, l’auteur, dans un passage, égratignait notamment Vincent Bolloré.

« Paris Match, ce phénomène-là, Europe 1 avant… C’est tout de même assez inquiétant sur la liberté d’expression dans notre pays », a déclaré la ministre.

Dans le livre Le Fin Mot de l’histoire de France en 200 expressions, aux éditions Le Robert, Guillaume Meurice illustrait par des textes humoristiques cet ouvrage principalement rédigé par Nathalie Gendrot, sur les expressions héritées de l’histoire du pays. Mais il ne va pas sortir à ce stade, a révélé Le Monde mercredi. La parution était initialement prévue fin septembre.

Guillaume Meurice a déjà « reçu plusieurs propositions » pour éditer son livre

Lors du traditionnel examen du texte par le service juridique, celui-ci a pointé 15 textes qui posaient problème, dont sept à haut risque de poursuites judiciaires pour diffamation ou injure.

L’un des sept vise Vincent Bolloré, cible régulière de piques de Guillaume Meurice sur l’antenne de France Inter, a indiqué le groupe Editis, contrôlé par le milliardaire via le groupe Vivendi. Et six autres visent de grandes entreprises connues pour leur attention à leur image de marque.

« Donc le livre de Guillaume Meurice, on ne le lira ? » interroge Yann Barthès. « Si, si, il va trouver des éditeurs assez vite, je pense », rassure la ministre de la Culture qui précise que l’auteur a « déjà plusieurs propositions ».

Avant de bloquer son édition, le groupe Editis a espéré que Guillaume Meurice accepte de procéder à des changements pour permettre la publication de l’ouvrage. « Je ne compte rien changer, par principe », a rétorqué Guillaume Meurice, joint par l’AFP, soulignant que l’éditeur avait aussi voulu lui faire changer un texte visant les chaussures Louboutin « parce que sinon Bernard Arnault (propriétaire du groupe de luxe LVMH) allait s’énerver ».

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