LIVRE. Durendal, Excalibur ou la force des épées

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Professeur à l’université de Poitiers, Martin Aurell publie "Excalibur, Durendal, Joyeuse, la force de l’épée", un ouvrage qui revient sur certaines des plus célèbres épées du Moyen Age, pour mieux éclairer l’histoire de ces objets fascinant destinés à l’usage de la force, mais aussi porteurs de pouvoirs nimbés de merveilleux.

Au Moyen-Age, l’épée véhicule… des idées. Elle est l’objet de légendes et de traditions. "Elle se prête d’autant plus au mythe qu’elle est le premier des outils que les hommes ont exclusivement fabriqués pour s’entre-tuer !", rappelle l’historien Martin Aurell. Loin donc des lances et des flèches destinées jusque-là à la chasse ou au combat à distance. Apparue dès l’Age du Bronze, vers 1700 avant notre ère, l’épée va être dotée d’un nom par les chevaliers du 12e et 13e siècle, ce qui n’était pas le cas dans l’Antiquité grecque ou romaine : Haute-Claire, Mort-sur-le-Champ, Aigre-Dure… Cet acte leur attribue ainsi une personnalité comparable à celle de leur inséparable monture. Une étroite solidarité existe en effet entre le porteur de l’épée et son arme, devenue une partenaire à part entière, bien plus que le seul instrument de l’exercice de la violence légitime qu’autorise le prestige de son port par les chevaliers combattants.

Aujourd’hui encore, alors que près d’un millier de ces épées médiévales ont traversé les siècles et sont conservées en Europe, la littérature ou le cinéma continuent à en faire des héroïnes, du Seigneur des Anneaux à Harry Potter, ou encore le Trône de Fer. Le rôle des épées continue de fasciner nos contemporains tant elles incarnent la force surnaturelle que les chevaliers leur accordaient.

Représentation de la Dame du Lac, personnage de la légende arthurienne donnant au roi Arthur, l'épée Excalibur. © Leemage /AFP

Les histoires particulières de trois des plus célèbres épées du Moyen Age

"Ce qui m’a intéressé a été de revenir sur l’existence de ces armes et leur présence au cœur de la pensée mythique du Moyen Age, cette pensée sauvage des anthropologues, à la fois proche de nous, avec une certaine rationalité, et en même temps baignant dans le merveilleux et l’imaginaire. Une pensée païenne, pas encore logique, ni rationnelle comme nos catégories modernes", explique l’auteur. Ainsi, Martin Aurell, revient-il sur les histoires particulièr[...]

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