Livre : "Dévolution" par Max Brooks, de la cryptozoologie pour se faire peur

Le livre "Dévolution" (éd. Le Livre de poche) de Max Brooks imagine l'attaque d'une communauté écolo par une tribu de Yéti : cette nouvelle exploration façon récit horrifique de la cryptozoologie, la "science des animaux cachés", est d'une grande efficacité.

A moins de 100 kilomètres de Seattle, le mont Rainier est un volcan endormi dont la dernière éruption date de la fin du 19e siècle. Un réveil menacerait les populations environnantes, et c'est bien ce qui survient dans le roman "Dévolution" de Max Brooks, désormais disponible au Livre de poche. Le romancier s'intéresse spécifiquement à une petite communauté d'Américains établis en pleine nature dans un village expérimental, Greenloop. A l'abri du monde, il est en revanche doté de tout le confort moderne. Ravitaillé par drones, baigné de wifi, Greenloop est fourni en énergie par capteurs solaires. Ainsi y vivent dans le confort le temps d'une retraite écolo une petite dizaine de personnes - des gens fortunés, partisans d'un retour à la nature comme une parenthèse pour échapper à l'oppression des villes.

De la cryptozoologie façon récit d'horreur

L'éruption du Rainier vient évidemment bouleverser leur projet. Les projections du volcans forment entre eux et la civilisation une barrière infranchissable. Leur obsession est désormais de pouvoir survivre. D'autant plus qu'une menace surnaturelle rôde : le Sasquatch, ou Bigfoot, et même une tribu entière, menace d'envahir le village... Voilà l'attrait particulier de "Dévolution" : faire revivre la légende du géant hirsute dans une perspective de récit horrifique. Cette créature est l'une des plus célèbres de la . Concernant celui qu'on appelle aussi le Yéti, Heuvelmans "était certain de son existence et l'assimilait à un singe fossile sud-asiatique, le gigantopithèque : des traces relevées sur la neige de quatre doigts dont un gros orteil, indiquaient une bipédie", écrivait dans un précédent article de Sciences et Avenir la journaliste Iris Joussen, ajoutant que : "Les meilleures descriptions qu'il avait relevées à partir de témoignages le présentaient comme un humanoïde au pelage roux entre 1,40 et 1,70 mètres, avec une tête pointue comme un obus (exactement comme le personnage dessiné par Hergé qui a repris les indication[...]

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