"Le livre lui est dédié, ce n’est pas un hasard", Philippe Besson rend hommage à sa mère dans son dernier roman

Dans son nouveau roman, Philippe Besson raconte la dernière journée d’un jeune adulte chez ses parents. Un récit qui met en lumière la douleur d’une mère de voir partir le petit dernier de la famille.Un roman qui parle à tout le monde Troisième meilleure vente, le nouveau roman de Philippe Besson est déjà un succès. "C’est l’histoire la plus universelle qui soit" explique Philippe Besson sur le plateau de nos confrères de France 3 Paris-Ile-de-France. "Les enfants partent un jour ou l’autre. Et les parents sont confrontés à ça". Si quitter le cocon familial est dans l’ordre des choses, cet épisode est parfois mal vécu, surtout par les femmes. "Elles éprouvent un sentiment de perte, d’abandon et aussi d’inutilité" raconte l’auteur qui a choisi d’écrire son livre du point de vue de la mère. "J’adore, quand j’écris, investir un personnage que je ne suis pas, vivre une autre vie que la mienne", reconnait Philippe Besson. Un livre dédié à sa mère Pour écrire ce nouveau roman, Philipe Besson a puisé dans son histoire familiale. L’auteur a quitté Barbezieux-Saint-Hilaire (Charente), sa commune natale, à 18 ans pour aller faire des études à Rouen. "J’ai appris, après, que ma mère avait sombré dans une forme de mélancolie, de langueur et de déprime suite à mon départ" se souvient le romancier. "Comme elle avait focalisé toute son énergie à être mère, tout d’un coup elle était sans repères", ajoute l’auteur. "C’est à elle que j’ai pensé quand j’ai écrit le livre. Il lui est dédié et ce n‘est pas un hasard" confie Philippe Besson. "C’est la France d’où je viens" Le dernier enfant est aussi une chronique sur la France périurbaine. Celle des français moyens qui vivent en toute simplicité loin des grandes villes. "C’est la France d’où je viens. Moi, j’ai vécu à Barbezieux-Saint-Hilaire, une commune de 4000 habitants à 30 kilomètres d’Angoulême" raconte l’auteur. Une France pavillonnaire "avec des gens qui s’aiment mais qui ne se le disent pas toujours. Du coup, au moment où ils se séparent, ce silence sur les sentiments leur jaillit au visage et il faut qu’ils se débrouillent avec ça" conclut avec empathie Philippe Besson. Le dernier enfant, de Philippe Besson, éditions Julliard