La Lituanie interdit des équipements chinois de sécurité dans ses aéroports

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La Lituanie, membre de l'Otan, a annoncé ce vendredi 29 janvier l'interdiction d'équipements destinés aux contrôles dans les aéroports et fabriqués par la compagnie chinoise Nuctech. Le pays de la mer Baltique invoque des inquiétudes pour la sécurité nationale.

Une commission nommée par le gouvernement a conclu que les équipements de Nuctech « ne répondaient pas aux intérêts de la sécurité nationale », a déclaré Rasa Jakilaitiene, une porte-parole de la Première ministre Ingrida Simonyte. Mme Jakilaitiene a refusé de donner plus de détails, affirmant que les informations fournies par les agences d'État étaient classifiées. Nuctech souhaitait participer à des appels d'offres pour des contrats sur les équipements de contrôle dans les aéroports lituaniens.

La décision de Vilnius est intervenue dans un contexte d'inquiétude croissante des pays occidentaux concernant les équipements chinois dans les infrastructures essentielles, y compris pour le développement des réseaux 5G. Le quotidien américain The Wall Street Journal, citant des documents, a rapporté en 2020 que les agences américaines ont contacté les gouvernements européens pour empêcher Nuctech d'installer des systèmes dans les aéroports européens.

Décision saluée par les États-Unis

La Lituanie, membre de l'Union européenne, est un allié fidèle des États-Unis au sein de l'OTAN et accueille actuellement un bataillon de troupes américaines. La décision de Vilnius a été « saluée » par Robert Gilchrist, ambassadeur américain en Lituanie. Elle est prise « pour protéger la sécurité nationale et les infrastructures essentielles de la Lituanie », a-t-il déclaré à l'agence BNS.

L'agence de renseignement lituanienne a averti dans son rapport annuel que « la pénétration active des investissements chinois » représentait un risque de « perte du contrôle des ressources et des infrastructures, de manipulation du marché et d'influence politique ».

Les États-Unis encouragent ainsi les pays du monde entier à abandonner les équipements télécoms de 5G conçus et fabriqués par le géant chinois Huawei, arguant de risques sécuritaires.

(avec AFP)