Littérature : "Ce que nous confions au vent" et "Les beaux jours", des romans sur lesquels se pencher

"Ce que nous confions au vent" est un roman de Laura Imai Messina, une jeune auteure italienne, qui vit à Tokyo. Elle construit son histoire autour de la cabine du vent. Cette cabine, qui existe réellement, se situe dans un jardin au Japon. Elle n'est reliée à rien et permet de passer des appels fictifs aux morts, "pour se décharger de sa peine, de ses joies, de sa colère", explique la journaliste Anne-Marie Revol sur le plateau de franceinfo. L'auteur va imaginer des personnages autour de cette cabine, "cela fait un roman absolument merveilleux". L'héroïne a perdu sa mère et sa fille dans le tsunami de 2011 et se remet difficilement de ce deuil, elle fait la route jusqu'au jardin mais sera incapable de décrocher le téléphone. Elle va rencontrer un homme endeuillé et tous les deux vont se rendre dans la cabine pendant trois ans. "C'est un livre rassérénant, poétique, qui fait voyager, c'est un bol d'air dans le cœur et dans les airs", rapporte Anne-Marie Revol. "L'écriture est sensible, mordante" "Les beaux jours" est le premier roman d'Emilie Besse. L'héroïne, qui frôle la quarantaine, à tout pour être heureuse "et pourtant cette jeune femme est complétement fêlée de l'intérieur, elle est traversée par une faille, par une béance, qui lui a pourri son enfance, son adolescence, sa vie de jeune adulte et ce puits sans fond a commencé à se creuser un peu avant sa naissance, un 19 novembre 1979, sur une plage des Landes", explique Anne-Revol. À l'occasion d'un séjour dans la maison "des beaux jours", le lecteur va visiter le passé de l'héroïne, par des allers et retours entre passé et présent. "C'est très bien écrit, l'écriture est sensible, mordante. Elle est précise, il n'y a aucune fioriture", conclut la journaliste.