Lits de réanimation éphémères : quand l'organisation "de crise" devient durable

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Pour faire face à l’afflux de patients Covid, des lits de soins intensifs ont été temporairement transformés en lits de réanimation. S'il s'agissait au printemps dernier de la seule solution d'urgence possible, les médecins réanimateurs doutent parfois de leur qualité et demandent une augmentation durable du nombre de places.

Fin 2019, la France disposait de 5 400 lits dans ses services de réanimation. Aujourd'hui, c'est 6 700. Une variable clef dans l'établissement de la stratégie sanitaire, car c'est la crainte que cette jauge ne soit dépassée qui guide le choix de reconfiner ou non. Le 27 août dernier, Olivier Véran allait jusqu'à promettre qu'il était possible de rapidement porter ce nombre à 12 000... Avant de faire machine arrière le 15 octobre en affirmant que " notre objectif n'est pas d'avoir un nombre de réanimations extensible à l'infini ". Mais comment augmenter le nombre de places tout en garantissant un bon encadrement médical quand la formation d'un médecin réanimateur prend dix ans ?Au printemps dernier, les hôpitaux ont choisi de pousser les murs. Dans l'urgence, ils ont créé des lits de réanimation " éphémères ", en transformant des lits d’autres services, comme les unités de surveillance continue (USC) ou de soins intensifs (SI). Une pratique qui existait auparavant pour faire face à de brèves périodes de tension sur le nombre de lits disponibles au sein d'un hôpital, mais qui n'avait jamais été appliquée à si grande échelle. Au plus fort de la...

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