Lits fermés, services en sous-effectif, salaire trop bas... Pourquoi le personnel de l'hôpital Cochin est en grève

Guillemette Jeannot

"Hôpital mort." Le mot d'ordre du personnel hospitalier pour la journée du jeudi 14 novembre est clair. Dans toute la France, des membres du personnel soignant et du personnel paramédical dénoncent la crise dans laquelle s'enfonce l'hôpital public. Et ce malgré les deux tentatives, dont le plan de "refondation", de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour sortir du conflit. Pourtant, Emmanuel Macron dit avoir "entendu la colère et l'indignation" du personnel soignant.

A l'hôpital Cochin, dans le 14e arrondissement de Paris, tous les services ont déprogrammé leur rendez-vous, jeudi, en signe de protestation. Seules les urgences assuraient la continuité des soins. Cet établissement, comme 268 autres en France selon le collectif Inter Urgences, souffrant d'un manque de personnel, a dû fermer des lits et peine à recruter. Claire Lejeune, cheffe de service, Annabelle*, cadre de santé et Paul*, infirmier de nuit aux urgences, tous trois salariés de ce grand hôpital parisien, soutiennent le mouvement de grève. Ils se disent "motivés" et "déterminés." Ils racontent à franceinfo pourquoi ils ont décidé de faire entendre leur voix.

Parce que Cochin est en sous-effectif

Dans le service de médecine interne de la docteure Claire Lejeune, les seize médecins arborent un autocollant "en grève" sur leur blouse. "Cela fait des années qu'on nous demande de faire des efforts, de rendre des postes régulièrement, mais là c'est trop", lâche la cheffe de service qui officie (...)

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