Lits fermés, investissements… L'hôpital public veut se soigner avec un New Deal pour 2022

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L'appel est sans fard : "Le moment est historique pour notre système de santé." Pour Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), la période que vit aujourd'hui le secteur est décisive, à cinq mois de l'élection présidentielle. Dimanche midi, à la veille du salon annuel de la FHF, il s'est d'abord montré pessimiste sur l'état actuel du système, frappé par la grève des urgentistes puis par la très douloureuse crise du Covid-19, qui n'en finit pas d'user les soignants.

"On a fait l'autruche depuis des années"

"C'est tout le système de santé derrière l'hôpital qui est traversé de multiples dysfonctionnements qui sont connus depuis des années", déplore le dirigeant de la fédération hospitalière. "Depuis des années, on a fait l'autruche et appliqué des demi-mesures pour essayer d'esquiver l'essentiel." Et si le Ségur de la santé a permis selon lui de "changer de braquet" avec 10 milliards d'euros de hausses de traitement, le compte n'y est toujours pas.

D'où l'idée de bâtir aujourd'hui un "New Deal pour la santé", sorte de "remède de cheval" pour le système : "L'urgence, c'est de donner envie aux jeunes générations de s'investir dans les métiers du soin et de mieux financer le système." Cela passe par une meilleure attractivité des carrières dans l'hôpital public, où 6% des lits sont fermés, mais aussi par la revalorisation des consultations du médecin généraliste, évoque-t-il. Au total, il évalue à 125.000 le nombre de soignants qui doivent être em...


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