Des lits connectés dans une cité universitaire à Rennes : "Une collecte de données qui ne dit pas son nom"

franceinfo
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"Etudiants à Rennes. Dormez, vous êtes surveillés..." Le titre de l'article de Ouest France, publié mercredi 6 septembre, fait froid dans le dos. De quoi s'agit-il ? Des capteurs ont été installés sur certains lits de la résidence universitaire Maine 1 de Rennes (Ille-et-Vilaine) : "Lorsqu’un étudiant prend son lit pour une barre de tractions ou quand le matelas se transforme en canapé pour dix personnes, nous sommes au courant", détaille le créateur de cette invention destinée à des lits escamotables.

Des données récoltées transmises au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Paris (Crous). "En cas d’urgence, un SMS est envoyé automatiquement à un agent technique qui peut intervenir dans la chambre." L'objectif de ce dispositif "témoin d'usure" est d'empêcher la dégradation des lits. Mais la question de la vie privée des étudiants se pose : "C’est vraiment limite. On dirait de l’espionnage", proteste l'un d'entre eux, interrogé par Ouest France. D'autant que les résidents affirment ne pas avoir été prévenus de l'installation de ces lits connectés.

"Un lit correspondra à un numéro et donc à un locataire"

Pour Olivier Iteanu, avocat et enseignant, cette initiative "relève de la collecte de données sous un prétexte de maintenance". Contacté par franceinfo, ce spécialiste du droit du numérique estime que "ces données peuvent aider à la construction d'un profil et c'est évidemment très intrusif". Autrement dit, les lits connectés pourraient être utilisés "à d'autres finalités que la maintenance mais qui ne sont pas avouables". L'avocat rappelle qu'une "donnée anonyme ne peut pas remonter".

Cela ressemble à du pseudonyme. Un lit pourra correspondre à un numéro par exemple, mais évidemment que l'on peut remonter au locataire.

Olivier Iteanu, avocat

à franceinfo

Par ailleurs, le juriste explique (...) Lire la suite sur Francetv info

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