L'Italie va présenter son plan de relance de 32 milliards d'euros et prolonger l'interdiction des licenciements

par Giuseppe Fonte et Gavin Jones
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L'ITALIE VA PRÉSENTER SON PLAN DE RELANCE DE 32 MILLIARDS D'EUROS ET PROLONGER L'INTERDICTION DES LICENCIEMENTS

par Giuseppe Fonte et Gavin Jones

ROME (Reuters) - Le gouvernement italien va détailler ce vendredi son plan de relance de 32 milliards d'euros destiné à soutenir l'économie malmenée par la crise sanitaire, notamment en prolongeant les mesures de chômage temporaire et en accordant des subventions aux entreprises contraintes de fermer à cause des mesures de confinements.

Ces nouvelles dépenses, qui comprennent également des moyens supplémentaires pour le système de santé, étaient déjà prévues dans le budget du précédent gouvernement, qui a dû démissionner en janvier 2021.

Cette aide financière arrive à point nommé pour les hôpitaux italiens qui font actuellement face à une recrudescence des infections et des décès dus au coronavirus.

Le président du Conseil italien, Mario Draghi, compte également prolonger jusqu'à la fin juin l’interdiction des licenciements qui devait s'achever le 31 mars, selon un projet de décret consulté par Reuters et qui doit être approuvé par son cabinet vendredi.

L'interdiction des licenciements a été introduite l'année dernière pour éviter une flambée du chômage alors que les mesures de confinement ont forcé les entreprises et les magasins à fermer.

Une partie des 32 milliards d'euros sera utilisée pour prolonger les mesures extraordinaires de chômage temporaire entre avril et décembre. Toujours selon le projet, les entreprises ne pourront bénéficier de cette aide que si elles ne suppriment pas d'emplois.

Avec ces dernières mesures, l'Italie a désormais approuvé près de 200 milliards d'euros de dépenses supplémentaires depuis le début de l'épidémie en février 2020.

Alors que de nouvelles mesures de confinement ont été imposées dans une grande partie du pays, Mario Draghi a également promis que de nouvelles mesures de relance seraient adoptées en avril, ce qui ferait passer le déficit budgétaire de 9,5% à près de 10% en 2021, selon un haut responsable du ministère des Finances.

Cette hausse du déficit va également accroître l'énorme dette publique italienne, la deuxième la plus élevée de la zone euro après la Grèce, qui a atteint 155,6% du PIB fin 2020.

(Barbara Lewis, version française Laura Marchioro, édité par Jean-Michel Bélot)