Listes électorales : sueurs froides en mairies à l’approche des européennes

Nicolas Berrod et Gaël Lombart, avec nos éditions départementales
Pour des raisons techniques, les listes électorales pourraient comporter des erreurs et empêcher certains d’accomplir leur devoir citoyen

Dans de nombreuses communes, la menace plane de ne pas retrouver certains électeurs dans les listes d’émargement, quand d’autres n’ont pas encore reçu leur carte électorale.


Avant de piocher des bulletins et de se rendre à l’isoloir, combien d’électeurs vont se faire recaler, le 26 mai ? Plusieurs communes à travers la France témoignent de difficultés à éditer des listes électorales à jour à l’approche des européennes, laissant entrevoir de nombreuses déceptions dans les bureaux de vote le « jour J ». « Je suis sûre que des gens ne pourront pas voter », s’inquiète Karine Follin, secrétaire de mairie à Daubeuf-la-Campagne (Eure) et responsable de l’Association des secrétaires de mairies rurales. « On pourra juste le signaler dans le PV et ils pourront demander un recours au tribunal administratif. »

À l’origine de ce désordre : le répertoire électoral unique (REU), un registre centralisé mis en place le 1er janvier et qui sera étrenné dans dix jours. Une sorte de « super liste » coordonnée par l’Insee, devant permettre une actualisation quotidienne des inscriptions et des radiations dans les mairies, mais que ces dernières ont parfois du mal à prendre en main et à synchroniser avec leurs listes historiques, sur fond d’avaries informatiques.



Dans plusieurs départements, des associations qui accompagnent les collectivités dans l’appréhension de cet outil disent être prises d’assaut depuis plusieurs jours par des communes qui ne parviennent pas à éditer de liste électorale ou à envoyer de cartes d’électeurs. « Il y a eu pas mal de bugs, des serveurs de l’Insee qui ne répondaient pas, et nous nous sommes retrouvés avec 300 appels de communes d’un coup », affirme Renaud Lagrave, directeur de l’Agence landaise pour l’informatique (Alpi).

Un millier d’appels dans l’Oise

Dans l’Oise, l’Association pour le développement et l’innovation numérique des collectivités (Adico), qui revendique 600 communes adhérentes, aurait reçu un millier d’appels sur les élections en avril. « (...)

Lire la suite sur LeParisien.fr

Qu’est-ce que le répertoire électoral unique de l’Insee, qui «panique» les mairies ?
Européennes : le drôle de cadeau de Merkel à Macron
Unis autour de Bellamy, LR rêve d’un nouveau départ
Européennes 2019 : date, liste unique... tout comprendre au vote
«Vos idées pour l’Europe» : et si on harmonisait les règles fiscales ?