L'IRM le plus puissant pour observer le corps humain livre ses premières images

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Installé à NeuroSpin, le centre de recherche sur l'imagerie cérébrale du CEA, situé à Saclay dans l'Essonne, le dispositif d'imagerie médicale Iseult affiche une puissance de 11,7 Tesla. A comparer avec les machines d'examen qui culminent à 3 Tesla ! Il vient de délivrer ses premières images. Et son sujet d'étude est plutôt insolite.

C'est l'IRM le plus puissant au monde. Sa vocation : observer le corps humain et plus particulièrement le cerveau. "Iseult", c'est son nom, a livré près de Paris ses premières images. Et ce sont celles d'un potimarron ! et impliquant des industriels comme l'allemand Siemens-Healtlineers. La machine va permettre "d'aller étudier d'une façon plus fine la structure cérébrale", explique Cécile Lerman, ingénieure et cheffe de projet pour la partie Imagerie par résonance magnétique (IRM).

IRM 11,7 T du projet Iseult à Neurospin au CEA-Paris-Saclay. Crédit Francis Rhodes / CEA

Une puissance équivalente à 230.000 fois celle du champ magnétique terrestre

Soumis à un champ magnétique intense, les noyaux des molécules sont polarisés, un peu comme le serait une aiguille de boussole par le champ magnétique terrestre. L'émission de champs plus faibles va bousculer cet ordre et, selon la fréquence du signal, permettre de caractériser et localiser le genre de tissus observés. De savants calculs transforment ensuite ces données en images.

Iseult est hors norme, avec une puissance de 11,7 Tesla, soit 230.000 fois celle du champ magnétique terrestre. A comparer avec les machines d'examen qui culminent à 3 Tesla. La fabrication de son aimant a demandé six ans de travail, pour assembler les milliers de kilomètres d'un alliage rare, du nobium-titane, qui composent l'énorme bobine de 45 tonnes. L'aimant lui-même est maintenu à une température proche du zéro absolu, à -271 degrés Celsius, par un circuit de milliers de litres d'hélium liquide, qui ôte toute résistance au passage du courant électrique dans sa bobine. L'ensemble, abrité dans un cylindre de 5 mètres de long et autant de haut, est "une prouesse technologique, car on a poussé au maximum de leurs limites différentes techniques et matériaux, mais aussi développé de nouvelles technologies de calculs" pour produire des images, explique à l'AFP Lionel Quettier, ingénieur et chef de projet pour la partie aimant de l'IRM. Iseult, "l'[...]

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