L'Iran sommé par Paris, Berlin et Londres de respecter ses engagements sur le nucléaire

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L'IRAN SOMMÉ PAR PARIS, BERLIN ET LONDRES DE RESPECTER SES ENGAGEMENTS SUR LE NUCLÉAIRE

PARIS (Reuters) - La France, l'Allemagne et le Royaume-uni ont déclaré vendredi avoir noté avec une grande inquiétude la récente confirmation par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que l'Iran produisait de l'uranium métallique en violation du Plan d'action global commun (PAGC, ou JCPOA en anglais).

"Nous appelons instamment l'Iran à mettre fin à ces activités sans délai et à s’abstenir de toute nouvelle violation de ses engagements nucléaires", écrivent les trois puissances occidentales dans un communiqué conjoint.

"Nous réaffirmons que ces activités, qui constituent une étape clé dans le développement d'une arme nucléaire, n’ont aucune justification civile crédible en Iran", poursuit le communiqué

L'Iran compromet la possibilité qu'un retour à la diplomatie permette la réalisation pleine et entière des objectifs du PAGC, conclu le groupe.

Mercredi, l'AIEA confirmé que l'Iran avait mené à exécution son projet de production d'uranium métallique malgré les avertissements adressés par les puissances occidentales, qui considèrent que cette initiative constitue une violation de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien signé à Vienne.

Téhéran a commencé en 2019 à progressivement s'affranchir du PAGC après le retrait en 2018 des Etats-Unis par Donald Trump de l'accord de Vienne et le rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran.

Le nouveau président américain, Joe Biden, a déclaré la semaine dernière que les Etats-Unis ne lèveraient pas ces sanctions pour inciter Téhéran à revenir à la table des négociations sur l'accord sur le nucléaire, selon une vidéo publiée par CBS News dimanche.

Ces derniers mois, l'Iran a multiplié les manquements à l'accord de 2015. Téhéran a ainsi adopté en fin d'année dernière une loi appelant au développement de son programme et a prévenu l'AIEA de son intention de produire de l'uranium métallique comme combustible pour un réacteur de recherche.

Un rapport publié mercredi, que Reuters a pu consulter, indique que l'Iran prévoit de mener des recherches sur l'uranium métallique en utilisant de l'uranium naturel avant de recourir à de l'uranium enrichi à 20%, soit le niveau actuel d'enrichissement de son uranium.

(John Irish, version française Claude Chendjou et Nicolas Delame, édité par Blandine Hénault)