L'Iran libère un pétrolier sud-coréen saisi en janvier

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En janvier dernier, les Gardiens de la Révolution iraniens avaient capturé le navire ainsi que son équipage, l’accusant d’avoir enfreint les lois environnementales. Mais le litige entre les deux pays concernant les fonds iraniens gelés à Séoul semblait être au cœur du dossier.

Avec notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca

Le Hankuk Chemi a pu reprendre sa route « en toute sécurité » après trois mois d’immobilisation, selon le ministère sud-coréen des Affaires étrangères. Difficile de savoir ce qui a motivé l’Iran à relâcher le bateau, car les accusations de pollution de la part de Téhéran étaient réfutées par le propriétaire du navire.

Le différend entre les deux pays semblait plutôt concerner les 7 milliards de dollars appartenant à l’Iran dans des banques sud-coréennes et bloqués par Séoul depuis le rétablissement des sanctions contre la République islamique en 2018.

L’Iran est un partenaire économique historique de la Corée du Sud, notamment concernant l’or noir. Ces fonds iraniens présents dans les banques sud-coréennes permettaient de faciliter les échanges entre les deux pays. Du pétrole pour Séoul contre des importations de produits coréens pour Téhéran.

Washington opposé au déblocage des fonds iraniens à Séoul

En mars, la Corée du Sud avait affirmé avoir trouvé une solution pour débloquer les fonds gelés en attendant l’aval de Washington, qui s’opposait à cette issue sans accord préalable sur le nucléaire avec l’Iran.

Ce vendredi, aucun des deux pays n'a mentionné une éventuelle solution pour rapatrier ces milliards de dollars à Téhéran. Le Premier ministre sud-coréen, Chung Sye-kyun, doit justement visiter prochainement la capitale iranienne.

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