L'Iran dévoile un missile de nouvelle génération

Des répliques de missiles au musée de la Défense sacrée de Téhéran – ATTA KENARE / AFP

Le ministre iranien de la Défense a dévoilé lundi la nouvelle acquisition du pays : le missile Fateh Mobin de courte portée.

“Nous renforcerons tous les jours notre puissance balistique”. Le ton est donné. Ce lundi 13 août, le ministre iranien de la Défense a présenté un missile de nouvelle génération dont dispose désormais son pays : le missile Fateh Mobin de courte durée. Il s’agit d’un missile “fabriqué à 100% dans le pays (…) agile, furtif, tactique et à guidage de précision”, selon le ministre.

“Nous n’épargnerons aucun effort pour renforcer les capacités des missiles balistiques du pays” (Amir Hatami, ministre iranien de la Défense)

“Comme nous l’avons promis à notre cher peuple, nous n’épargnerons aucun effort pour renforcer les capacités des missiles balistiques du pays”, a déclaré le général Amir Hatami, rapporte l’agence de presse Tasnim proche des conservateurs. 

Une menace aux pays ennemis ?

“Soyez sûrs que plus les pressions et la guerre psychologique contre la grande nation d’Iran seront importantes, plus notre volonté à améliorer notre capacité de défense dans tous les domaines sera renforcée”, a poursuivi le ministre de la Défense, comme une menace à ses ennemis. 

Des relations plus que tendues avec les États-Unis sur cette question

Le programme balistique de l’Iran est une question épineuse avec les grandes puissances, particulièrement avec les Etats-Unis, mais Téhéran estime qu’il est crucial pour ses capacités défensives dans une région instable.

Pour rappel, le pays est sous le coup d’un accord nucléaire signé il y a 3 ans, qui prévoit une levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales imposées à l’Iran en échange de la garantie que Téhéran ne se dotera pas de l’arme atomique.

Si les relations sont aujourd’hui plus que tendues avec les États-Unis, c’est avant tout par ce que Donald Trump a retiré de manière unilatérale en mai son pays de l’accord nucléaire signé 2015 par les grandes puissances et l’Iran. Le président américain a d’ailleurs appelé à un nouvel accord qui limiterait les capacités balistiques de l’Iran et ses interventions régionales.