L'Iran étudie une proposition de l'UE de rencontrer les USA

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L'IRAN ÉTUDIE UNE PROPOSITION DE L'UE DE RENCONTRER LES USA

DUBAÏ (Reuters) - L'Iran étudie une proposition de l'Union européenne pour une réunion informelle entre les membres actuels de l'accord nucléaire de 2015 et les Etats-Unis, a déclaré samedi le ministre adjoint iranien des affaires étrangères Abbas Araqchi.

Selon Abbas Araqchi, Téhéran n'a pas encore répondu à cette proposition.

L'Iran et les Etats-Unis sont en désaccord sur les conditions d'un retour des deux pays dans l'accord de 2015.

L'Iran insiste sur le fait que les Etats-Unis doivent d'abord lever les sanctions de l'ancien président Donald Trump alors que Washington affirme que Téhéran doit d'abord revenir aux engagements pris dans le cadre de l'accord.

"Nous étudions la proposition de Josep Borrell de tenir une réunion informelle des 4 + 1 (membres de l'accord nucléaire) avec les États-Unis et l'Iran, et nous consultons nos partenaires, dont la Russie et la Chine, et nous répondrons à cette proposition à l'avenir", a déclaré Abbas Araqchi dans une interview à la télévision d'État.

"Cependant, nous pensons qu'un retour des États-Unis à l'accord nucléaire ne nécessite pas de réunion et que la seule façon d'y parvenir est de lever les sanctions", a-t-il ajouté.

Début février, le ministre iranien des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait suggéré un moyen de sortir de l'impasse entre les États-Unis et l'Iran en vue d'un retour à l'accord de 2015, en disant que le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, pourrait "synchroniser" ou "orchestrer" les discussions.

Samedi, un porte-parole du gouvernement iranien a indiqué que l'Iran pensait que les sanctions américaines seraient bientôt levées malgré de constantes "querelles diplomatiques".

Les Etats-Unis ne prévoient pas de lever de sanctions ou de prendre un décret présidentiel permettant leur retour dans l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien avant d'éventuelles discussions avec l'Iran et les autres puissances impliquées dans ce pacte, a déclaré vendredi la porte-parole de la Maison blanche, Jen Psaki.

(Rédaction de Dubaï, version française Matthieu Protard)