L'Irak demande à Trump d'être exempté du décret anti-immigration

Le Premier ministre irakien Haïdar el Abadi a demandé à Donald Trump de lever l'interdiction aux ressortissants irakiens de se rendre aux Etats-Unis lors du premier échange téléphonique entre les deux hommes, a déclaré vendredi le gouvernement irakien. /Photo prise le 22 septembre 2016/REUTERS/Mike Segar

BAGDAD (Reuters) - Le Premier ministre irakien Haïdar el Abadi a demandé à Donald Trump de lever l'interdiction aux ressortissants irakiens de se rendre aux Etats-Unis lors du premier échange téléphonique entre les deux hommes, a déclaré vendredi le gouvernement irakien.

L'Irak fait partie des sept pays à majorité musulmane visés par un décret signé le 27 janvier par le président américain, dont l'application a été suspendue par la justice.

L'Irak est avec l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen l'un des pays visés par le décret.

"M. Trump a souligné l'importance d'une coordination pour trouver une solution à cette question le plus rapidement possible et dit qu'il donnerait des instructions au département d'Etat à ce sujet", a déclaré le gouvernement irakien.

C'est Donald Trump qui a pris l'initiative de téléphoner, a précisé Bagdad.

L'Irak s'est abstenu de prendre des mesures de rétorsion après la signature du décret. Abadi a résisté aux pressions d'influents responsables pro-iraniens en soulignant l'importance du soutien militaire américain dans la guerre contre l'organisation Etat islamique.

Plus de 5.000 soldats américains sont déployés en Irak pour aider les forces irakiennes et kurdes à reprendre Mossoul, la dernière ville d'Irak encore contrôlée par le groupe djihadiste.

(Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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