Comment l'invention de l'agriculture a changé notre système immunitaire... Et aurait limité les dégâts du Covid-19

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Il y a 8.000 ans environ, l'agriculture se répandait en Europe et, avec ce nouveau mode de vie, un plus grand risque d'infections. Face à cette menace, notre système immunitaire a pris un "tournant" qui pourrait avoir été décisif lors de la pandémie de Covid-19.

Si le Covid-19 avait frappé nos ancêtres chasseurs-cueilleurs d'il y a plus de 8.000 ans, la mortalité aurait été bien plus dramatique, conclut une nouvelle étude publiée dans . En cause, notre système immunitaire, dont l'évolution a marqué un "tournant important" lors de la sédentarisation de la population en Europe. Il semble ainsi que "le risque de souffrir de maladies infectieuses a régulièrement diminué, au moins au cours des 50.000 dernières années, en raison de la sélection de variantes génétiques qui confèrent une résistance aux infections", concluent les auteurs.

De chasseurs-cueilleurs à agriculteurs, un nouveau mode de vie propice aux infections

De la chasse et la cueillette de ressources sauvages, nos lointains ancêtres européens sont passés sauvages à un système de production alimentaire basé sur des plantes et des animaux domestiqués. La transition, qui a marqué le passage du Mésolithique vers le Néolithique, s'est engagée il y a environ 8.000 ans en Europe, et a changé bien plus que leur régime alimentaire. La proximité avec les animaux et leurs excréments, et l'augmentation de la population dans des zones géographiques restreintes, ont entraîné une recrudescence de certaines maladies, comme la grippe ou la tuberculose. En réponse, le système immunitaire des humains aurait évolué, d'après l'équipe de chercheurs européens qui a mené l'étude. "Nos données montrent que (…) l'avènement du mode de vie néolithique a constitué un tournant important pour notre capacité à répondre aux agents pathogènes", expliquent-ils dans la publication.

Examen des gènes de l'immunité

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs se sont tournés vers la génétique. Première étape : rassembler 500 échantillons sanguins d'humains contemporains, et les exposer à des maladies afin d'analyser la réaction du système immunitaire. En regardant ensuite l'ADN des échantillons, ils ont pu en déduire des correspondances entre les gènes et la nature de la réaction. Ils s'intéressent no[...]

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