Avec l'intelligence artificielle, une nouvelle façon de faire la guerre ?

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Super GPS pour véhicules blindés, analyse du terrain en temps réel, coopération homme-machine au sol et dans les airs… l’IA s’invite sur tous les théâtres d’opération.

Cet article est issu du Hors-série de Sciences et Avenir n°199 daté octobre-novembre 2019.

Feu grégeois ou atome, avion ou électron : les armées se sont toujours intéressées aux technologies nouvelles. C’est donc logiquement que les ministères de la défense, et notamment le Pentagone, ont très tôt financé la recherche en IA et testé ses capacités pour, le cas échéant, l’adopter. Première application : la traduction automatique. En 1954, en pleine guerre froide, la "démo" d’une équipe de l’université de Georgetown (Washington DC, États-Unis) traduit des textes techniques du russe vers l’anglais. À Moscou, on fait de même… dans l’autre sens. "En France, nos forces spéciales utilisent déjà depuis plusieurs années des outils de traitement automatique des langues", rappelle l’ingénieur en chef de l’armement Jérôme K., chargé de mission Transformation numérique et intelligence artificielle à la Direction générale de l’armement (DGA). Par ailleurs, l’IA est également à l’œuvre dans les armées françaises pour la maintenance, la formation et l’entraînement. Entre autres…

Un GPS pour les véhicules tout-terrain

Et demain ? L’IA est au menu du programme Scorpion qui prévoit la livraison de nouveaux blindés entre 2019 et 2025. "Elle sera, par exemple, précieuse pour planifier les trajets des véhicules, indique Jérôme K. Un peu comme le fait un GPS classique, mais en plus compliqué, car les véhicules sont tout-terrain. Sont prévues également des fonctions plus complexes comme la protection collaborative, par échange d’informations sur les menaces décelées par chaque véhicule." La défense française fait aussi voler l’IA ! "Sur le prochain modèle du Rafale (standard F4), précise Jérôme K., elle analysera en temps réel les images du terrain et détectera des zones d’intérêt prédéfinies : bâtiments, véhicules… Ainsi, le pilote saura, sans avoir besoin de revenir à la base, s’il doit faire un deuxième passage au-dessus de sites suspects, pour vérification." Quant au projet Man-Machine-[...]

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