L'intérieur du "Park Hotel" où Novak Djokovic est bloqué à Melbourne

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  • Novak Djoković
    Novak Djoković
    Joueur de tennis serbe

CORONAVIRUS - Le monde du sport (et au-delà même) a les yeux rivés sur Melbourne, où la superstar du tennis mondial Novak Djokovic a été placée en rétention dans la nuit du 5 au 6 janvier dernier en raison du flou entourant sa situation vaccinale.

Le nonuple vainqueur de l’Open d’Australie, venu défendre son titre, occupe une chambre du “Park Hotel” un hôtel situé à moins de trois kilomètres des courts de tennis du tournoi du Grand Chelem.

Et il n’est pas le seul à occuper les lieux. Environ une trentaine de personnes occupent ce bâtiment gris de cinq étages actuellement. Certaines ont été évacuées pour des traitements médicaux en 2020, en provenance d’anciens centres de détention australiens dans les nations insulaires pauvres du Pacifique Sud. Parmi ces “détenus”, Adnan Choopani. Ce réfugié iranien a partagé ce vendredi à la chaîne irlandaise ITV et à l’agence Reuters les conditions dans lesquelles il est lui aussi mis à l’isolement, un étage au-dessus du tennisman serbe.

Des asticots dans le poulet

“Voici un petit aperçu d’où je vis, explique-t-il dans la vidéo à découvrir en tête d’article. “Voici les fenêtres. Nous ne pouvons pas les ouvrir. Nous n’avons pas d’air frais. J’espère que Djokovic partagera son expérience quand il quittera le Park Hotel. Nous avons reçu du pain moisi, la nourriture est un peu dégoûtante. Les conditions se dégradent de jour en jour”, a-t-il témoigné, précisant qu’il était sous surveillance “24h sur 24 et 7 jours sur 7.” Adnan Choopani a demandé l’asile politique à l’âge de 15 ans avec son cousin. Il explique avoir été enfermé depuis 29 mois.

Mustafa Salah, un autre demandeur d’asile, d’origine irakienne, est lui aussi détenu dans cet établissement. Il avait envoyé à SBS News des photos des plats servis fin décembre 2021. Ce dernier avait retrouvé des asticots dans son assiette de poulet et de brocoli, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

“J’étais juste choqué, avait-il alors déclaré. “La nourriture qu’ils ont livrée met les gens en danger. Même un animal ne peut pas manger ce type de nourriture.”

Le “Park Hôtel” revendique 4 étoiles, mais la réalité semble bien différente à en croire certains commentaires postés sur la plateforme TripAdvisor. À l’image de cet internaute qui en 2019 se plaignait d’une invasion de punaises de lit dans sa chambre.

Si l’hôtel possède une piscine sur son toit, celle-ci ne semble pas accessible pour les personnes retenues comme Novak Djokovic. Le Serbe doit rester dans l’établissement au moins jusqu’au lundi 10 janvier. Date à laquelle est fixée une nouvelle audience devant un juge de Melbourne. D’ici là, le tennisman peut compter sur les soutiens des antivax et ses fans qui se réunissent sous ses fenêtres.

Djokovic sort de son silence

Le joueur serbe s’est exprimé pour la première fois depuis qu’il est retenu à Melbourne au Park Hotel.

Via une story publiée sur Instagram ce vendredi 7 janvier, il a remercié ses soutiens ”à travers le monde”. “Merci à ma famille, à mes proches, à la Serbie, et à tous les gens bons à travers le monde qui m’envoient leur soutien. Merci à Dieu pour la santé”, a-t-il écrit dans un message en serbe. Il a aussi partagé un message en anglais: “Merci aux gens du monde entier pour votre soutien continu. Je peux le sentir et c’est très apprécié”.

Australie (Photo: djokernole Instagram)
Australie (Photo: djokernole Instagram)

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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