L'insécurité au Mozambique fait le lit des agences de sécurité paramilitaires

Jacques Deveaux
·1 min de lecture

L'attaque terroriste contre la ville de Palma, le 23 mars 2021, a mis en lumière l'activité de sociétés de sécurité qui œuvrent un peu partout au Mozambique. A Palma, elles ont permis d'exfiltrer des personnes piégées dans la ville. L'une d'elles, Dick Advisory Group (DAG), a publié des vidéos où un de ses hélicoptères récupère dans la brousse des expatriés qui fuyaient les combats.

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Le rôle de ces sociétés est peu clair. Officiellement, elles contribuent à la formation de personnels chargés de sécurité : protection de bâtiments, de sites industriels. Le groupe Total emploie ainsi une société pour protéger le chantier de la future usine de gaz liquéfié de Palma. Elles encadrent également la formation de l'armée du Mozambique.

Un rôle opaque

Mais pour certaines ONG, ces officines participent aussi à des opérations militaires. Amnesty International accuse DAG d'avoir lancé une attaque meurtrière par hélicoptère sur des civils en juin 2020. L'ONG reprend le témoignage d'une femme témoin des combats. "Deux hélicoptères sont arrivés, l'un des deux tirant et larguant des bombes. Un groupe de civils qui courait a levé les mains en l’air et ne s’est pas fait tirer dessus. Mais un autre groupe qui se trouvait avec les bandits n’a pas levé les mains en l’air et a essuyé des tirs. (...)

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