L'inquiétante extension de la piraterie dans le golfe de Guinée

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La piraterie reste très présente dans le golfe de Guinée. Dans son deuxième rapport publié le mois dernier, le MICA Center, le Centre français d’information maritime de coordination et d’alerte, s’inquiète de l'extension des attaques au-delà des eaux territoriales du Ghana jusqu’à la Guinée équatoriale.

Le Nigeria reste encore et de loin le pays de la zone le plus touché par le phénomène. Avec un quart d’incidents de moins que l’année précédente, sa situation s’est toutefois quelque peu améliorée en 2020. Et ce grâce, selon le MICA Center, aux actions menées par les forces militaires nigérianes et à la traduction des pirates en justice.

Conséquence : les actes de brigandage et de piraterie ont eu tendance à se déplacer vers les pays voisins. Leur nombre a ainsi été multiplié par deux au large du Bénin et du Ghana.

Pour Gilles Chehab, le commandant de ce centre d’expertise, la lutte contre ce fléau est d’autant plus complexe que le golfe de Guinée est extrêmement étendu donc difficilement contrôlable, à la différence d’autres zones. Le rapport note d’ailleurs que la zone d’activité des pirates s’est étendue l’an passé.

Ces derniers n’hésitent plus à s’éloigner des côtes pour attaquer les navires. Les actes de piraterie vont désormais du Ghana à la Guinée équatoriale alors que le brigandage touche jusqu’à l’Angola au sud.

Si le nombre de kidnappings, 142 l’année dernière, est sensiblement le même qu’en 2019, ce chiffre reste préoccupant aux yeux des auteurs du rapport. Et pour cause : la quasi-totalité des enlèvements en mer de par le monde ont été pratiqués dans le golfe de Guinée.