L'influenceuse Poupette Kenza incarcérée après une mise en examen pour "tentative d'extorsion en bande organisée"

L'influenceuse Poupette Kenza a été mise en examen en France pour "tentative d'extorsion en bande organisée" et "association de malfaiteurs". Elle a été placée en détention provisoire, une mesure qui doit être débattue ce jeudi 11 juillet au tribunal de Rouen.

Elle est l'une des influenceuses françaises les plus connues, notamment pour ses polémiques récurrentes. Cette fois, c'est une affaire particulièrement grave qui concerne Poupette Kenza et qui lui vaut d'être incarcérée.

Kenza Benchrif de son vrai nom a été interpellée en France le jeudi 4 juillet dans l'après-midi, au lendemain de son arrivée dans le pays, alors qu'elle venait seule assister au mariage de sa meilleure amie près de Rouen, a appris BFMTV d'une source proche de l'enquête, confirmant des informations du Parisien.

La jeune femme a passé trois jours en garde à vue, lors desquels elle a gardé le silence face aux enquêteurs de la police judiciaire de Rouen, selon nos informations. Ce n'est que dimanche, devant le juge d'instruction, lors de son interrogatoire de première comparution avant sa mise en examen, qu'elle s'est expliquée sur les faits reprochés.

Selon son récit, un couple, dont elle était proche auparavant, lui a dérobé 350.000 euros, et, après avoir tenté par divers moyens de récupérer cette somme, elle a fait appel à un entremetteur se présentant comme "la solution à ce type de problèmes". "Puis la situation lui a échappé", glisse l'un de ses avocats à BFMTV.

L'enquête a établi que "ce couple, après avoir fait l’objet de diverses surveillances (physiques, implantation de mini caméra aux abords de leur domicile et balise GPS placée sur leur véhicule), a été physiquement menacé par un individu sous condition de remise d’une somme de 200.000 euros", explique le parquet de Rouen.

Cet entremetteur, identifié par les enquêteurs, a été interpellé lors du rendez-vous prévu pour la remise de cette somme, explique le parquet. Il portait sur lui une grenade, selon le procureur de République de Rouen. Lors de sa garde à vue, il a déclaré avoir pris contact avec le couple "afin de régler un contentieux financier qui les opposait à une 'influenceuse' actuellement en résidence à Dubaï et agir comme intermédiaire".

Les enquêteurs ont ensuite identifié Poupette Kenza "comme donneuse d’ordre dans ce dossier", selon le parquet. De son côté, l'entremetteur a été mis en examen et placé en détention provisoire.

À l'issue de son interrogatoire, Poupette Kenza a été mise en examen pour "tentative d'extorsion en bande organisée" et "association de malfaiteurs" dimanche, et a été placée en détention provisoire en attendant un débat sur le fond concernant cette détention provisoire, prévu jeudi au tribunal judiciaire de Rouen.

Le parquet de Rouen comme le juge d'instruction ont demandé son placement en détention provisoire, en raison notamment d'un risque de fuite vers l'étranger, a appris BFMTV. Ses avocats comptent demander qu'elle soit remise en liberté sous contrôle judiciaire.

Son compagnon et ses deux jeunes enfants sont actuellement toujours à Dubaï. La jeune femme, connue pour ses stories montrant son quotidien de jeune mère, attend son troisième enfant. En vacances au Maroc ces dernières semaines, elle avait évoqué sur Instagram son souhait de quitter Dubaï à la rentrée, mentionnant, en cas de retour en France, une "potentielle mise en garde à vue + interdiction de sortie de territoire etc."

"Donc soit j'affronte les soucis, soit je me laisse un an pour les gérer à distance avec nos avocats et pendant ce temps je suis paisible loin de la France", avait-elle ajouté. Elle va désormais devoir faire face à ses "soucis".

Article original publié sur BFMTV.com