Et si l'infertilité masculine augmentait le risque de cancer du sein chez les hommes ?

L'infertilité pourrait multiplier par deux le risque de développer un cancer du sein chez les hommes, d'après des travaux britanniques.

Et si chez les hommes, l’infertilité doublait le risque de développer un cancer du sein ? C’est la conclusion d’une nouvelle étude britannique publiée dans la revue , qui pourrait bien servir de point de départ pour élucider les mécanismes de ces cas rares de cancer du sein.

LES du cancer du sein féminin et masculin sont :
- une boule dans un sein,
- des ganglions durs au niveau de l’aisselle (sous le bras),
- des modifications de la peau du sein et du mamelon,
- un changement de la taille ou de la forme du sein

Moins d'1% des cas de cancer du sein sont masculins

"J'étais en vacances en Floride, pour fêter mon anniversaire, quand j'ai trouvé une grosseur sur ma poitrine dans la douche. Ce n'était pas douloureux et je n'en ai parlé à personne car la vie me semblait normale”, raconte Dave, 64 ans, diagnostiqué en 2015 du cancer du sein. Le cas de Dave est très rare : sur environ 50.000 cancers du sein diagnostiqués chaque année en France, moins de 1% concernent des hommes, précise . Pour cette raison, il est bien plus complexe à étudier. “Il n'y a que 300 à 400 cas de cancer du sein chez l'homme diagnostiqués en Angleterre et au Pays de Galles chaque année. Il nous a donc fallu 12 ans pour trouver et interroger près de 2.000 patients !”, relate auprès de Sciences et Avenir Michael Jones, directeur de l’unité de statistiques de l'Institute of Cancer Research (Royaume-Uni) et auteur principal de ces travaux.

Ils sont 1.998 patients atteints de cancer du sein, pour être exacts, à avoir été inclus dans ces nouveaux travaux. Peu de choses sont connues sur l’origine de ce cancer rare, là où sa version féminine est mieux comprise. “Le peu que l'on sait sur les facteurs de risque du cancer du sein chez l'homme suggère que les facteurs liés aux hormones sexuelles pourraient être importants, comme c'est le cas chez la femme”, justifie Michael Jones. Mais il n’est évidemment pas question chez les hommes de ménopause, d’arrivée des règles ou de grossesse – facteurs importan[...]

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