L'Indonésie récupère une boîte noire du vol Sriwijaya Air

par Agustinus Beo Da Costa
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L'INDONÉSIE RÉCUPÈRE UNE BOÎTE NOIRE DU VOL SRIWIJAYA AIR

par Agustinus Beo Da Costa

DJAKARTA (Reuters) - Les autorités indonésiennes ont récupéré l'une des boîtes noires de l'avion de la compagnie Sriwijaya Air qui a chuté samedi en mer de Java, a déclaré mardi un porte-parole de la marine.

La boîte noire a été acheminée vers le port de Djakarta, a précisé à Reuters ce porte-parole, Fajar Tri Rohadi.

Selon le ministre des Transports, Budi Karya Sumadi, cette boîte noire est l'enregistreur des données de vol.

Le Boeing 737-500 de Sriwijaya Air, qui transportait 62 personnes dont 12 membres d'équipage, s'est écrasé quatre minutes après son décollage du principal aéroport de Djakarta.

L'appareil devait gagner Pontianak, chef-lieu de la province indonésienne de Kalimantan occidental, sur l'île de Bornéo, quand le contact a été perdu avec le contrôle aérien.

Des restes humains ont été retrouvés mardi dans la zone de la catastrophe, ainsi que des effets personnels de passagers comme des portefeuilles contenant des cartes d'identité.

Il s'agit de la première catastrophe aérienne majeure en Indonésie depuis le crash d'un Boeing 737 MAX de la compagnie Lion Air qui avait fait 189 victimes en 2018.

Le Boeing 737 qui s'est abîmé en mer de Java est cependant de conception différente.

Une fois les données de vol et les enregistreurs vocaux du cockpit récupérés, le Comité national de la sécurité des transports (KNKT) de l'Indonésie pense pouvoir déchiffrer les informations recueillies dans les trois jours.

Les enquêteurs disposent pour le moment de peu d'indices sur les causes de l'accident.

L'appareil était exploité depuis près de 27 ans, nettement plus que les modèles 737 MAX qui ont été cloués au sol pendant 20 mois dans le monde entier après les catastrophes de 2018 et 2019 en Indonésie et en Ethiopie. Cet appareil ne dispose pas en outre du système anti-décrochage mis en cause dans ces accidents.

(Avec Fransiska Nangoy et Gayatri Suroyo; Rédigé par Ed Davies; version française Claude Chendjou, édité par Bertrand Boucey)