L'Inde s'en prend aux journalistes qui couvrent les manifestations d'agriculteurs

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Le mouvement de protestation des agriculteurs en Inde connaît un nouvel élan et met le gouvernement sous pression. Celui-ci s’en prend aux journalistes qui couvrent l’événement - l’un d’entre eux a été emprisonné samedi soir, et six autres sont poursuivis pour des charges graves.

Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Mandeep Punia vient de publier sur internet les résultats d’une enquête qui affirme que le parti au pouvoir, le BJP, avait envoyé ses partisans pour attaquer les agriculteurs qui manifestaient. Quelques heures après, samedi 30 janvier au soir, ce journaliste indépendant, collaborateur du magazine Caravan, est arrêté par la police en marge d’un campement de paysan. Les agents l’accusent de les avoir agressés. Mandeep Punia a été placé en détention provisoire pour deux semaines.

Ces derniers jours, la police a également enregistré des plaintes pour sédition, un crime passible de la prison à vie, contre six journalistes célèbres et réputés critiques du gouvernement. Leur faute est avoir relayé sur Twitter les accusations de meurtre d’un manifestant, portée par des agriculteurs contre la police.

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Plusieurs associations de journalistes ont manifesté ce samedi au centre de New Delhi contre cette répression. « Si vous élevez la voix contre le pouvoir, vous êtes poursuivis pour les pires crimes et harcelés par la justice, s’insurgent-ils. Le gouvernement a instauré un état d’urgence ».