L'indécent train de vie du foot européen

L’heure est à l’austérité et au
serrage de ceinture, mais le président du FC Barcelone, Joan Laporta, le
président du Real Madrid, Florentino Pérez, le cheikh émirati Mansour,
propriétaire de Manchester City, et le magnat russe Roman Abramovitch,
propriétaire de Chelsea FC, ne sont visiblement pas au courant. Tandis que les
gouvernements espagnol et britannique annoncent une décennie de vaches plus
squelettiques que maigres, le football continue de mener grand train.

En comptant les 40 millions d’euros
déboursés pour faire venir David Villa, le FC Barcelone pourrait dépenser en
tout 100 millions pour la prochaine saison s’il finit pas recruter Cesc
Fàbregas. Avec des salaires annuels qui peuvent avoisiner les 10 millions pour
chaque nouvelle star, cela fait de nouveaux habitants en perspective pour les
quartiers résidentiels de Gavà Mar et El-Vinyet, tandis que les restrictions
budgétaires commencent à se faire sentir dans les rues de Barcelone.

A Madrid, où le plan de rigueur oblige
à suspendre la deuxième phase du chantier du parc d’activités construit sur
l’ancien terrain d’entraînement du Real Madrid, le club le plus riche du monde
n’a rien changé à ses habitudes. Il a versé au moins 8 millions d’euros à
l’Inter Milan pour s’attacher les services de l’entraîneur portugais José
Mourinho. Ressortissant du pays le plus pauvre de la zone euro, obligé à
tailler drastiquement dans ses dépenses publiques, Mourinho touchera 10 millions d’euros par an.

Tout cela est possible parce que le
Real Madrid et le Barça ont une dette cumulée astronomique qui, selon les
calculs de José María Gay de Liébana, de l’université de Barcelone, frôle le
milliard d’euros. D’autres clubs, comme le Séville, l’Atlético de Madrid et le
Valencia ont une masse salariale qui dépasse très largement leurs recettes.
“Vu de l’extérieur, il est vrai que tout cela a l’air un peu bizarre,
étant donné l’état actuel de l’économie espagnole et ce que l’on commence à
dire de ses banques”, commente Rory Miller, économiste spécialiste du
football à l’université de Liverpool.

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