L'incroyable mécanisme qui permet à des lézards de respirer sous l'eau

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Les lézards du genre Anolis sont capables de rester sous l'eau pendant plus de dix minutes. Une équipe internationale de scientifiques explique dans une nouvelle étude qu'ils sont en réalité capables de respirer sous l'eau grâce à un ingénieux stratagème.

Les lézards du genre Anolis sont capables de respirer sous l'eau. Une équipe internationale de recherche révèle l'ingénieux système qui leur permet de réaliser une telle prouesse.

18 minutes sous l'eau

Certains lézards Anolis (aussi appelés anoles), que l'on retrouve sur le continent américain, sont semi-aquatiques. Ils sont capables d'aller sous l'eau pour échapper à des prédateurs ou pour trouver de la nourriture. Lorsque le Français Stéphane Mifsud reste 11min35 en apnée statique, ces reptiles restent quant à eux, au maximum 18 minutes. Mais comment font-ils ? Après des observations dans la nature effectuées à Haïti et au Costa Rica, les auteurs de cette nouvelle étude publiée le 12 mai 2021 dans la revue ont conduit des expériences pour documenter la respiration sous-marine des Anolis. Ils ont placé sous l'eau des spécimens provenant de plusieurs espèces différentes et ont observé leur réaction.

Une bulle sur le museau qui permet de respirer

"Lorsqu'ils sont submergés, les lézards Anolis développent un mince plastron d'air entre leur peau et l'eau", révèle l'étude. "De nombreuses espèces peuvent 'respirer' en gonflant le plastron avec de l'air expiré pour former une bulle (...) puis en réinspirant cet air". "Nous avons constaté que les anoles semi-aquatiques expirent de l'air dans une bulle qui s'accroche à leur peau, confirme dans Chris Boccia, auteur principal de l'étude. Les lézards ré-inhalent alors l'air". La quantité d'oxygène contenue dans cette bulle diminue au cours de la plongée, traduisant la respiration du reptile. Mais que devient le CO2 expiré ? Ce gaz est extrêmement soluble dans l'eau, alors il est dissout dans l'environnement marin et n'est pas rerespiré, pensent les chercheurs. Il est aussi possible que de l'oxygène pénètre dans la bulle prolongeant ainsi la plongée mais d'autres études devront se pencher sur la question.

Un lézard Anolis submergé avec une bulle de respiration sur son museau. Crédit : Lindsey Swierk

"Les anoles semi-aquatiqu[...]

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