L'impact de l'inflation sur les vacances d'été des Français désormais connu

Faute de mieux, les Français ont revu leurs critères à la baisse. Face à un coût des vacances en forte hausse du fait de l'inflation et d'une flambée des tarifs hôteliers, ils se sont adaptés cet été, partant moins longtemps et privilégiant des destinations moins fréquentées et des hébergements alternatifs, selon une étude. Un "pouvoir d'achat en baisse", une volonté de nombreux Français de "voyager +local+ et/ou moins cher", mais aussi la crainte des fortes chaleurs et du surtourisme, ont "eu tendance à faire évoluer les schémas habituels des vacances", constate la société de conseil MKG dans un bilan estival publié ce mercredi 23 août.

Afin de "se prémunir contre des hausses tarifaires", les vacanciers ont "ajusté leurs comportements": certains sont partis "moins longtemps, par exemple deux semaines au lieu de trois", d'autres reprenant "leurs habitudes de réservation en +anticipé+", observe-t-elle. A la mi-août les taux de réservation pour septembre s’établissaient ainsi déjà à 41,6% à l’échelle de la France contre 35% un an plus tôt, rapporte MKG. Sur l'été 2023 le taux d’occupation de l'hôtellerie française recule de 2,2 points comparé à 2022, mais il reste "bon" à 71,3%, notamment grâce au retour des touristes étrangers.

Cette légère perte d'activité est toutefois plus que compensée par un revenu par chambre qui a flambé de +21,9% à 90 euros hors taxe, comparé à 2019, avant-Covid 19 (+1,7% par rapport à l'été 2022). Cela est lié au fait que les prix des chambres d'hôtel (...)

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