Quel est l'impact des éoliennes en mer sur la biodiversité ?

AFP/Archives - Kenzo TRIBOUILLARD

Dans les prochaines années, des centaines de pylônes d’éoliennes vont être implantés le long des façades de la Manche, de l’Atlantique et de la Méditerranée. Avec quel effet sur la biodiversité ? La réponse n’est pas simple et va demander un vaste effort de recherche.

40 gigawatts (GW) en 2050. C’est la part dévolue aux énergies marines renouvelables dans le plan de décarbonation de la France. Pour l’atteindre, il va falloir installer des centaines de mâts tout le long des littoraux. Avant que l’éolien flottant ne prenne la place dans quelques années ou décennies (la technologie n’est pas encore mature), ces machines fixées au sol ne pourront être installées dans des fonds supérieurs à 60 mètres. Ce qui oblige à rester proche des côtes, là où se concentre l’essentiel de la vie marine, mais aussi de l’activité humaine. Quelles seront les conséquences pour les mammifères marins, les poissons, les coquillages et crustacés, les oiseaux ? Au salon industriel qui se tient du 15 au 17 juin 2022 au Havre, la question n’est pas anecdotique. Elle est même sérieusement abordée par les entreprises alors que la biodiversité a pour elles un coût certain.

Le sujet est incontournable. Les premiers débats publics ont vu émerger des questions de personnes inquiètes des atteintes à l’environnement marin. "Avec le paysage, c’est une question qui a très vite été posée, a rappelé Chantal Jouanno, présidente de la . La crainte qu’on détruise le milieu sans qu’on s’en rende compte est très présente." De fait, on ne sait pas grand-chose de ce que peut produire l’introduction dans une zone marine de plots en béton de dizaines de tonnes et de poutrelles en fer. "Il faut distinguer deux phases, expose Steven Degraer, directeur opérationnel environnement naturel à . La période de construction provoque d’importants désordres sur le sol marin, la turbidité de l’eau, le bruit. L’exploitation peut, elle, apporter des modifications subtiles du milieu comme les changements de courant, les déplacements des couloirs de migration d’espèces de poissons ou d’oiseaux, des pollutions diffuses." Dans le monde, c’est l’Institut royal belge qui a le plus long suivi des effets d’un parc marin. Et son expérience remonte à 13 ans. "Soit pas grand-chose", estime Steven Degraer[...]

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