Une interpellation policière fait polémique à Limoges, l'IGPN saisie

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Une interpellation policière fait polémique à Limoges
Une interpellation policière fait polémique à Limoges

Un homme d'une quarantaine d'années a été interpellé mardi à Limoges dans le quartier de Beaubreuil, avant d'être placé en garde à vue. Filmée par des habitants, les conditions de son interpellation ont suscité l'indignation. Le parquet de Limoges a saisi l'IGPN.

Depuis mardi soir, les images d'une interpellation violente d'un homme de 46 ans à Limoges circulent en boucle sur les réseaux sociaux, et font largement polémique. On y voit l'individu être mis au sol par deux policiers après un tir à bout portant - probablement de flash-ball - puis se faire frapper violemment par un troisième policier en civil alors que l’homme était maintenu au sol et donc maîtrisé.

Filmée par des habitants du quartier de Beaubreuil, les images montrent clairement un policier en civil arriver en courant et donner en plein élan des coups de pied dans le dos du quadragénaire. Dans une autre vidéo, on aperçoit également ce même policier lancer ensuite une grenade de désencerlement proche des habitations, afin d'éloigner la population du lieu d'arrestation.

Selon Le Populaire du Centre, qui rapporte des sources proches de l'enquête, l'homme, sans papier et alcoolisé, a été arrêté pour plusieurs faits, dont des faits d'outrages et de rébellion. Le flou règne dans cette affaire, mais il serait question d'un contrôle d'attestation de confinement qui aurait mal tourné et de provocations. "On ne sait pas grand-chose pour l'instant", affirme une source judiciaire. En attendant, le procureur de la République affirme avoir saisi l'IGPN, tandis que le quadragénaire placé en garde à vue va être ausculté par un médecin-légiste pour déterminer l'existence de séquelles.

De son côté, le syndicat Alliance et son représentant régional Eric Marocq estiment que la patrouille de la BAC a essuyé "des jets de cailloux et décidé de mettre pied à terre". L'individu aurait insulté et menacé de mort les agents. "Je vais vous crever, vous n'avez rien à faire là. Je vais vous mettre une balle dans la tête à chacun", aurait-il dit, avant de jeter une bouteille de verre et de crier "pour rameuter les habitants". "On était en territoire hostile", jure le syndicaliste, tout en reconnaissant qu'une enquête est désormais en cours concernant le coup de pied donné par le troisième policier en civil. À cette heure, aucun des trois policiers visibles sur les vidéos n'a été mis à pied.