L'immunologiste Cecil Czerkinsky sur le vaccin de Pfizer : "C'est indiscutablement une prouesse scientifique"

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Lundi, l'américain Pfizer et l'allemand BioNtech annonçaient que leur vaccin était efficace à 90%, selon des résultats préliminaires de la phase 3 d'une étude clinique sur plus de 40.000 personnes. Depuis, ils sont nombreux à exulter, comme le directeur général de l'OMS, qui a salué vendredi "une avancée scientifique", "un outil essentiel pour contrôler la pandémie". Mais d'autres voix incitent à la prudence en attendant les résultats complets.

Alors que les données préliminaires du prototype de Pfizer et de BioNtech ont été transmises à l'Agence européenne du médicament et à l'Agence nationale de sécurité du médicament, chargées d'examiner les demandes d'autorisation de mise sur le marché, le comité technique des vaccinations, organe dépendant de la Haute Autorité de santé, prépare pour fin novembre une synthèse visant à donner du sens aux nombreux essais cliniques en cours. L'idée est d'analyser les critères d'efficacité mis en avant par les industriels dans leurs protocoles. Dans le même temps, une "task force" interministérielle planche sur les différents aspects du dossier "vaccin" (évaluation mais aussi production, déploiement, etc.).

Pour le JDD, Cecil Czerkinsky, directeur de recherche en immunologie à l'Inserm, vaccinologiste et ancien directeur adjoint de l'International Vaccine Institute à Séoul en Corée du Sud (organisme créé sous les auspices de l'ONU), familier de nombre de protocoles de recherche actuels, a relu celui de l'essai Pfizer-BioNtech. Il explique ce...


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