L'immunité acquise lors de rhumes antérieurs pourrait jouer un rôle protecteur contre le Covid-19

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Une équipe de chercheurs allemands a démontré que l'immunité croisée est un facteur influant sur le cours du Covid-19 : chez certaines personnes, les cellules immunitaires activées par des coronavirus de rhume peuvent en effet reconnaître le coronavirus du SARS-CoV-2 et protéger l'organisme d'une évolution grave de la maladie.

Comment se fait-il qu'une infection par le coronavirus SARS-CoV-2 engendre chez certains une grave maladie et chez d'autres des symptômes modérés, voire inexistants ? Pour tenter d'apporter une réponse à cette question, une équipe de chercheurs de l'Institut de santé de la Charité de Berlin (BIH) et de l'Institut Max Planck de génétique moléculaire (MPIMG) a mené une vaste étude sur l'immunité acquise, dont les ultimes résultats viennent d'être publiés dans la revue Science.

L'hypothèse de l'immunité croisée  

Lancée en 2020 dans le cadre du projet COVIM, coordonné par l'hôpital de la Charité et l'hôpital universitaire de Cologne, cette étude intitulée "Charité Corona Cross" cherche à déterminer quelles sont les personnes immunologiquement protégées contre le SARS-CoV-2, comment cette immunité s'établit, combien de temps elle dure, et enfin comment en faire également bénéficier les personnes non immunisées.

Étant donné que le SARS-CoV-2 est un agent pathogène nouvellement apparu, on a au départ supposé qu'il rencontrait une population immunologiquement naïve, mais en réalité il présente de grandes similitudes avec les quatre coronavirus du rhume, circulant depuis longtemps chez l'humain et de ce fait dits endémiques, désignés par l'acronyme HCoV. Comme on estime qu'un adulte est infecté par l'un de ces quatre coronavirus endémiques tous les deux ou trois ans en moyenne, les chercheurs ont émis l'hypothèse qu'ils pouvaient conférer une certaine immunité contre le SARS-CoV-2.

"Nous sommes partis de l'hypothèse que les cellules T auxiliaires à réaction croisée ont un effet protecteur, qu'un rhume antérieur dû à des coronavirus endémiques, c'est-à-dire ceux qui circulent dans la population depuis de nombreuses années, atténue donc les symptômes en cas de Covid-19", explique Lucie Loyal du BIH. Ce mécanisme d'immunité croisée n'est pas systématique, prévient cependant Leif Erik Sander, pneumologue à la Charité : "Il est également possible que l'immunité à réaction croisé[...]

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