Comment limiter le comportement de chasse de son chat sans l'enfermer ?

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Conscients que certains propriétaires de chat ne souhaitent pas enfermer leur animal pour limiter son impact sur la biodiversité, des chercheurs de l'université britannique d'Exeter ont présenté des méthodes alternatives.

Et s'il existait des moyens très simples pour limiter les instincts de chasseurs des chats afin de préserver la biodiversité mais sans pour autant restreindre leur liberté ? Dans la très sérieuse revue , des chercheurs de l'Université d'Exeter en Grande-Bretagne font de nouvelles recommandations peu contraignantes pour les propriétaires.

Garder son chat à la maison ? C'est non pour certains propriétaires

Les chats domestiques chassent généralement des petites proies dans un rayon de 100 mètres. S'en suit une pression de prédation extrêmement concentrée qui fragilise les écosystèmes, comme l'expliquait dans un précédent article. Une manière de réduire ce comportement de chasse parait difficilement acceptable pour certains propriétaires : il s'agit de garder son animal enfermé à la maison. "Des recherches antérieures dans ce domaine se sont concentrées sur la capacité à empêcher les chats de chasser, soit en les gardant à l'intérieur, soit en les équipant de colliers ou d'appareils dissuasifs, remarque dans le professeur Robbie McDonald, de l'Institut de l'environnement et de la durabilité d'Exeter. Bien que garder les chats à l'intérieur soit le seul moyen sûr d'empêcher la chasse, certains propriétaires s'inquiètent des implications pour le bien-être de la restriction de l'accès à l'extérieur de leur chat". Avec ses collègues, il a donc eu à coeur de trouver une alternative plus douce. Les chercheurs ont testé différentes méthodes durant 12 semaines, avec 355 chats provenant de 219 foyers différents en Angleterre.

Une autre alimentation et quelques minutes de jeu par jour

L'étude, dont les résultats ont été publiés le 11 février 2021, révèle qu'intégrer des "aliments commerciaux sans céréales dans lesquels la viande est la principale source de protéines" réduit déjà drastiquement le comportement de chasse. Ce changement entraîne ainsi une réduction du nombre total de proies rapportées de 36%. Les auteurs de cette étude reconnaissent qu'ils ne savent pour le moment[...]

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