Limitation à 110 km/h sur l'autoroute : quel est l'impact espéré de cette mesure proposée par la Convention citoyenne pour le climat ?

Thomas Baïetto

Cette proposition, qui figure parmi les 149 remises par ce groupe de citoyens au gouvernement dimanche, déclenche de vives réactions. Déjà évoquée lors du Grenelle de l'environnement en 2007, elle pourrait permettre de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre sur les trajets autoroutiers.

C'est probablement la mesure la plus clivante des 149 adoptées par la Convention citoyenne pour le climat, ce groupe de Français tirés au sort pour proposer des mesures fortes contre le réchauffement climatique. La proposition de réduire la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes provoque, depuis sa révélation jeudi 18 juin, de vives réactions. Au sein de la Convention d'abord, puisqu'elle n'a été adoptée qu'à 60% des voix, quand la plupart des mesures obtenaient des scores au-delà de 90%. À l'extérieur ensuite : l'association 40 millions d'automobilistes a immédiatement mis en ligne une pétition et revendique déjà 200 000 signatures.

La proposition, qui fait partie d'un paquet de mesures visant à réduire les déplacements en voiture individuelle, qui pèsent 16% des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France, n'est pourtant pas nouvelle. Dès 2007, le Grenelle de l'environnement, réuni par l'ex-président Nicolas Sarkozy, s'était penché sur la mesure, sans la retenir. Dans leur rapport final, les membres de la Convention expliquent qu'elle permettrait de "réduire de 20% les émissions de GES en moyenne sur ces transports", d'économiser du carburant et de faire baisser la mortalité et les dommages corporels sur les routes. "En contrepartie, un allongement des temps de trajet est à prévoir : entre quatre et huit minutes par heure", (...)

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