Limeil : « Le sport automobile, c’était ma voie de guérison »

Denis Courtine
Sucy-en-Brie. Devant la Corvette du président du Sucy Classic Club, Jordan Perroy affiche un mental à toute épreuve

Le jeune pilote, qui court ce week-end sur le circuit de Magny-Cours, a vaincu la maladie en s’imposant parmi les meilleurs coureurs français en endurance. A 24 ans, il fonce vers le succès.


Le tournant de sa vie, il l’a pris à plus de 200 km/h. Sans trembler et avec le sourire. A seulement 24 ans, Jordan Perroy fait partie du top 5 des meilleurs coureurs automobiles français en endurance. Et sa première victoire, il l’a remportée contre la dysphasie réceptive. Cette maladie méconnue qui affecte le langage a fait de lui un enfant un peu à part. Jusqu’au jour où il est monté dans une voiture de course.

Jusqu’à l’âge de 5 ans, Jordan Perroy ne décroche pas un mot. Sa maladie lui pose de gros problèmes de compréhension. « J’étais mis de côté alors que j’étais déjà très sociable, résume le champion. On me disait que je ne saurai jamais lire et écrire ». Mais il peut compter sur ses parents. Son père, un ancien pilote, lui fait passer le virus de la course. « A la télé, je rêvais devant Michael Schumacher », se souvient-il.

A 10 ans, Jordan monte dans son premier kart. Et là, c’est la révélation. Le garçon enchaîne les victoires aussi vite que les tours de piste. Il intègre une école de pilotage tout en continuant de suivre sa scolarité, notamment au lycée Robert-Schuman de Joinville. Alors qu’il se traîne en première comptabilité — « je manquais de maturité au niveau de la compréhension » - — il prend la décision de se consacrer à plein-temps à sa passion. « C’était un tournant, ça a changé ma vie », glisse-t-il.

En course, il se retrouve « dans [son] monde ». Sa qualité, c’est un mental à toute épreuve et une intelligence de course innée. « Ça ne m’a pas étonné, se marre son ancien prof de judo. Pendant les entraînements, il ne comprenait pas vraiment ce que j’expliquais aux gamins mais il réussissait tout ce qu’il faisait. Sans doute les réflexes. »

Plus important, ce coureur automobile en endurance, qui se relaye avec les autres pilotes de son équipe, apprend l’esprit de (...)

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