Lima décrète l'urgence sanitaire face à l'exode de Vénézuéliens

Les autorités péruviennes ont décrété mardi l'état d'urgence sanitaire à la frontière nord du pays, face à la poursuite de l'afflux de Vénézuéliens qui fuient la crise économique dans leur pays. Dans un décret paru au Journal officiel, le président péruvien, Martin Vizcarra (photo), a proclamé l'état d'urgence sanitaire pour une durée de 60 jours dans deux provinces à la frontière nord du Pérou. Il invoque un "danger imminent" pour la santé et pour la situation sanitaire du fait de l'exode des Vénézuéliens. /Photo prise le 9 août 2018/REUTERS/Guadalupe Pardo (Reuters)

LIMA (Reuters) - Les autorités péruviennes ont décrété mardi l'état d'urgence sanitaire à la frontière nord du pays, face à la poursuite de l'afflux de Vénézuéliens qui fuient la crise économique dans leur pays.

Dans un décret paru au Journal officiel, le président péruvien, Martin Vizcarra, a proclamé l'état d'urgence sanitaire pour une durée de 60 jours dans deux provinces à la frontière nord du Pérou. Il invoque un "danger imminent" pour la santé et pour la situation sanitaire du fait de l'exode des Vénézuéliens.

Cette semaine, les Nations unies ont estimé qu'en raison de l'exode des Vénézuéliens vers d'autres pays latino-américains, la région s'acheminait vers une situation de crise comparable à celle des réfugiés traversant la Méditerranée à destination de l'Europe.

Les services de santé péruviens ont déjà dit craindre la propagation de maladies comme la rougeole et le paludisme, en raison de l'afflux de migrants, qui dans beaucoup de cas n'ont pas eu accès à des soins de base dans leur pays.

Des responsables des services de l'immigration du Pérou, de la Colombie et du Brésil tiennent réunion pour deux jours dans la capitale colombienne, Bogota, afin de débattre des moyens de faire face à l'exode en cours.

Près d'un million de Vénézuéliens se trouvent actuellement en Colombie et plus de 400.000 autres au Pérou, ont déclaré mardi ces deux pays lors de la réunion de Bogota. Sur les 400.000, seuls 178.000 disposent d'une autorisation de séjour au Pérou ou sont en train d'en obtenir une.

(Mitra Taj; Eric Faye pour le service français)