A Lille, Jean-Luc Mélenchon se voit déjà "président de la République" pour le "1er mai 2022"

Olivier Valentin
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En déplacement à Lille pour les manifestations du 1er mai, le leader de la France insoumise a rendu hommage aux travailleurs, avant de se livrer à un discours résolument tourné vers l'élection présidentielle de 2022.

"Je vous souhaite, que le 1er mai 2022, je revienne vous voir comme président de la République." C'est à Lille que Jean-Luc Mélenchon manifeste, ce samedi, pour le deuxième 1er mai à se dérouler dans le contexte d'une crise sanitaire et sociale. L'occasion pour le leader de la France insoumise de partir à l'offensive en vue de la présidentielle de 2022. Avec un objectif clairement affiché: rassembler "les salariés, les travailleurs, les gens humbles"derrière sa campagne pour l'élection présidentielle.

Alors que la gauche tente de s'unir à un peu plus d'un an de l'élection, celui qui sera candidat aux plus hautes fonctions de l'État pour la troisième fois appelle à "construire un autre monde" derrière-lui. Aux côtés de ses alliés Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis, tous deux députés du Nord, Jean-Luc Mélenchon s'en prend de nouveau à Emmanuel Macron, "cet homme qui dit 'chacun pour soi'".

L'appel de Mélenchon aux travailleurs

Depuis cette ville à gauche depuis 40 ans, l'élu des Bouches-du-Rhône appelle de nouveau à "taxer les chefs" devant ses sympathisants et des syndicalistes.

"Je fais le souhait (...) que les travailleurs puissent être libérés de la peur du chômage, être libérés de la peur du licenciement, être libérés de la peur du lendemain", lance le candidat insoumis.

Une tribune aux airs de discours de campagne, conclue sur une promesse de "meilleurs lendemains". "Demain pourrait être beau, demain pourrait être lumineux", promet-il sous les applaudissements de la foule lilloise massée rue des Postes.

S'il est élu, poursuit le candidat Mélenchon, il souhaite rétablir d'ici à l'année prochaine "les valeurs de travail, les 8 heures de travail, les 35 heures, et la retraite à 60 ans", réaffirmant ainsi son hostilité à la réforme des retraites envisagée par le gouvernement en 2019, avant d'être stoppée par la pandémie de Covid-19.

"Choisissez-moi, mes compagnons et mes compagnes, qui vous disons que ce qui compte, c'est d'être tous ensemble", intime le leader de gauche à son public, comme une prise de rendez-vous pour 2022.

Article original publié sur BFMTV.com

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