L'illettrisme est-il un point noir du système éducatif français comme l'affirme Valérie Pécresse?

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Invitée sur RTL le 3 janvier, la candidate des Républicains à l'élection présidentielleValérie Pécresse a évoqué "l'un des deux points noirs de notre système éducatif", à savoir "l'illettrisme" en arguant qu'"aujourd'hui, aux journées citoyennes d'appel à la défense, vous avez 25% de jeunes Français qui n'arrivent pas à lire le texte qu'on leur donne à lire". Parmi les 437000 participants de la session 2020, 78,6% ont été considérés comme des "lecteurs efficaces", 11,9% comme des "lecteurs médiocres", et 9,5% comme des lecteurs ayant de réelles difficultés à lire. Sur l'ensemble, 4,6% des jeunes testés sont en "situation d'illettrisme" selon les données du ministère de l'Éducation nationale.

Le taux de 25% indiqué par Valérie Pécresse a été obtenu par soustraction des 78,6% de "lecteurs efficaces", soit 21,4%, arrondi à 25% pour faire bonne mesure et frapper les esprits. On se croirait revenu une trentaine d'années en arrière lorsque le thème de "l'illettrisme" a fait irruption sur la scène politico-médiatique, avec le même type d'opération.

Approximations statistiques

À partir d'une étude de la Direction de l'évaluation et de la prospective qui avait conclu qu'entre 72% et 80% des élèves de CM2 sont capables, selon le degré de difficulté des textes qui leur sont présentés, d'en saisir globalement le sens et d'y prélever des informations pertinentes, le recteur Michel Migeon avait choisi dans un rapport publié en 1989 de faire une lecture "par défaut" des données de l'étud...


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