La LPO tire un sombre bilan du quinquennat de Macron

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Sur les 33 promesses présidentielles listées par la Ligue de protection des oiseaux, seules cinq sont considérées comme ayant été tenues.

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) a tiré le 14 octobre 2021 un sombre bilan du quinquennat d'Emmanuel Macron en termes de protection de la nature, parlant de "frustration et de gâchis".

"Cadeaux et passe-droits au monde de la chasse"

A l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron et d'une Assemblée nationale renouvelée, "on pouvait espérer que la question environnementale soit revalorisée", a déclaré son président Allain Bougrain-Dubourg lors d'une rencontre avec la presse. "Ce n'est pas arrivé", a-t-il poursuivi, évoquant "la frustration et le gâchis" lié à ce quinquennat, alors que l'état de la nature ne cesse de se dégrader. La LPO a repris des promesses de campagne du président de la République, sur la lutte contre l'artificialisation des sols, une Politique agricole commune (PAC) compatible avec les enjeux écologiques, pour résorber la pollution d'origine agricole, mettre fin à la chasse d'espèces d'oiseaux menacées ou encore compléter le réseau d'espaces naturels protégés. Sur les 33 promesses listées par la LPO, seules cinq sont considérées comme ayant été tenues, tout le reste étant jugé mitigé ou négatif. "En France, rarement un chef de l'Etat aura fait autant de cadeaux et accordé de passe-droits au monde de la chasse et c'est la première fois qu'un président de la République en poste attend la fin de son mandat pour recevoir les grandes associations de protection de la nature", critique la LPO dans un communiqué.

Les enjeux de protection de la nature portés lors de la campagne présidentielle

"Les régressions environnementales, et limitations de recours pour les ONG, initiées par les précédents gouvernements sous prétexte de 'simplification' et de libération des énergies entrepreneuriales, se sont poursuivies", poursuit la LPO, regrettant que les propositions faites lors du grand débat et par la Convention citoyenne pour le climat dans la foulée de la crise des "gilets jaunes" n'aient pas été écoutées. "On se paye de nous", déplore Allain Bougrain-Dubourg[...]

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