Ligue des nations : renversante, la France écœure la Belgique et file en finale

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Menée 2 à 0 à la mi-temps, la France a finalement renversé la Belgique 3-2 pour conquérir une place en finale de la Ligue des nations. Après des buts de Benzema et Mbappé, Théo Hernandez a signé sa première réalisation en sélection pour offrir la victoire aux Bleus.

Trois ans plus tard, France et Belgique se retrouvaient à nouveau pour une place en finale. Et, trois ans plus tard, la France a à nouveau écœuré la Belgique. Les Diables Rouges menaient 2 à 0 à la mi-temps mais les Tricolores ont renversé la situation grâce à des buts de Benzema, Mbappé et Théo Hernandez tandis que Lukaku se voyait refuser un but pour hors-jeu.

Dominante pendant 60 minutes (2-0), la Belgique a longtemps cru pouvoir adoucir l'amer souvenir de son élimination en demi-finale du Mondial-2018 en Russie (1-0). Mais la sélection belge, n°1 mondiale, a coulé face au champion du monde, une fois de plus, dans un scénario bien plus dramatique qu'à Saint-Pétersbourg il y a trois ans... Une revanche qui risque d'asseoir encore plus la rivalité entre ces deux nations voisines.

Une finale France-Espagne

Les Bleus ont construit leur succès avec patience, révolte.... et folie. Karim Benzema a d'abord réduit le score (62e), puis Kylian Mbappé a retrouvé le sourire sur penalty (69e), et enfin Theo Hernandez a illuminé le Juventus stadium d'une frappe limpide au second poteau (90e), transperçant un Thibaut Courtois démuni.

Espagne-France sera donc l'affiche prestigieuse de la finale de la deuxième édition de la Ligue des nations, dimanche soir (20 h 45) à Milan, avec un second trophée à portée de Didier Deschamps depuis sa prise de fonction en 2012.

Il ne pourra pas remplacer, ni effacer, l'Euro manqué des Bleus, mais le technicien a déjà souligné qu'il ne "faut pas minimiser" cette épreuve qui injecte de "l'adrénaline" aux matches automnaux.

Cette adrénaline promise par Deschamps n'a parcouru ses joueurs qu'en seconde période, à l'heure de la révolte. Un constat qui vaut aussi pour les tribunes très clairsemées du Juventus stadium : malgré une jauge réduite à 50 % en raison des restrictions et un tarif très attractif (à partir de 10 euros la place), tous les tickets n'ont pas trouvé preneur et la balance a nettement penché du côté des fans belges, plus nombreux, mais terriblement désabusés en fin de rencontre.

Même si les deux équipes se sont employées cette semaine à ne pas ressasser le passé, la rivalité née du Mondial russe a laissé des traces, à l'image de l'ambiance folle de la fin de match.

Dès l'entame, quelques huées ont bruissé lors des hymnes de part et d'autre, et l'intensité totale des premiers instants, marqués par un arrêt de grande classe signé Hugo Lloris devant Kevin De Bruyne (4e), a montré que les deux sélections n'étaient pas la pour faire de la figuration.

Le Mancunien allait être l'homme de cette première période : constamment trouvé entre les lignes, constamment ingénieux dans ses passes, "KDB" a longtemps éclipsé la 50e sélection de Kylian Mbappé, un record en Bleu à seulement 22 ans, avec ses deux passes décisives, pour Yannick Carrasco (37e) et Romelu Lukaku (41e).

Benzema et Mbappé, duo gagnant

Ce n'est qu'à l'heure de jeu, lorsque les Belges ont enfin reculé, que le Parisien a trouvé la faille : une passe décisive pour Benzema, buteur face à son coéquipier Thibaut Courtois, puis un penalty obtenu par Griezmann et transformé avec autorité par l'attaquant du PSG, qui n'avait marqué qu'une fois en Bleu sur les 11 derniers matches.

Et si Mbappé a offert le premier but à Benzema, Benzema a offert le second à Mbappé : le Madrilène a donné le ballon du penalty à son jeune partenaire. Une manière de le laisser prendre ses responsabilités après son tir au but manqué à l'Euro face aux Suisses.

Une façon, aussi, de lui prouver que l'équipe le soutient, contrairement à l'impression que Mbappé a pu avoir au sortir de la compétition estivale. Un spleen qu'il a partagé dans la presse cette semaine.

Ce choc de voisins fut aussi un match de frangins : les frères Lucas et Theo Hernandez, titulaires, ont arboré le maillot bleu ensemble pour la première fois, du jamais-vu depuis les Revelli, en 1974. Ils ont failli sur le but de Lukaku, où le ballon est passé entre eux deux, mais ils n'ont pas jeté l'éponge, dans un système à trois défenseurs centraux qui leur convient bien.

La fratrie se souviendra longtemps de cette première association, et Theo a rendez-vous à San Siro dimanche, le stade de son quotidien. Pour une nouvelle belle histoire ?

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