"Ligue du LOL" : que risquent les membres accusés de cyberharcèlement ?

franceinfo
Après les révélations des campagnes de harcèlement menées par "La Ligue du LOL", de nombreux journalistes ont été écartés temporairement de leur rédaction.

Le scandale suscité par "La Ligue du LOL" prend de l'ampleur. Plusieurs membres de ce groupe Facebook privé, constitué d'une trentaine de journalistes, blogueurs et communiquants, sont accusés d'avoir mené des campagnes de cyberharcèlement entre la fin des années 2000 et le début des années 2010. Plusieurs journalistes, comme Alexandre Hervaud (Libération), Vincent Glad (Libération, Brain Magazine), David Doucet (Les Inrocks) ou François-Luc Doyez (Les Inrocks), ont été mis à pied par leur rédaction. Peuvent-ils être licenciés ? Que risquent-ils pénalement ? Franceinfo fait le point.

Des faits prescrits ?

Depuis les révélations publiées par Checknews.fr, le site de vérification du journal Libération, de nombreuses victimes ont témoigné sur les réseaux sociaux. Toutes décrivent des faits de cyberharcèlement, à coups d'insultes, de photomontages dégradants ou de canulars humiliants postés sur internet. Juridiquement, le harcèlement moral est défini à l'article 222-33-2-2 du Code pénal. Ce texte prévoit que le harcèlement en ligne est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende, peine portée à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende si la victime est mineure ou vulnérable, ou si les faits ont causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours. (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi