Ligue des champions : le PSG au pied du mur face au RB Leipzig

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Face au RB Leipzig, le Paris Saint-Germain n'a plus le choix : il doit s'imposer sur sa pelouse du Parc des Princes, sous peine de compromettre ses chances d'accéder au tableau final de la Ligue des champions.

"Trois finales". C'est ainsi que le capitaine du PSG Marquinhos a décrit les trois matches retour de la phase de poule de Ligue des champions. Au pied du mur après leurs revers contre Manchester United (1-2) et à Leipzig (2-1), les Parisiens sont dans l'obligation de s'imposer mardi 24 novembre face au RB Leipzig.

Les huitièmes de finale, réservés aux deux premiers du groupe, deviendront presque inaccessibles en cas de défaite soit face aux Allemands, soit à Old Trafford dans une semaine, soit encore contre les Turcs de Basaksehir le 8 décembre. Une élimination à ce stade est inimaginable pour le finaliste sortant, l'un des plus gros budgets du continent qui a toujours su éviter ce piège depuis l'arrivée de son actuel propriétaire qatarien en 2011. Une défaite pourrait également sonner le glas pour Thomas Tuchel.

Victoire impérative

Ce n'est pas le genre de match à quitte ou double que le PSG voulait disputer cette saison. Après la finale perdue face au Bayern (1-0) en août, le club s'était promis d'en rejouer une autre le plus tôt possible dans l'épreuve-reine européenne. Trois mois plus tard, le réel est beaucoup plus cruel. Le PSG se retrouve en mauvaise posture après les trois premières journées de C1 qui l'ont vu perdre deux fois. Face aux Allemands, victorieux à l'aller (2-1), les hommes de Thomas Tuchel n'ont donc pas le droit à l'erreur.

"À l'aller, nous avons réussi une grande première période, mais au final nous avons eu la malchance de rater un penalty [par Di Maria], car à 2 à 0, je pense que le match était plié, ou du moins beaucoup plus facile. ([Au retour,] il faudra jouer comme nous savons le faire, en allant de l'avant, en gardant le ballon. Leipzig est une très bonne équipe, leur football me plaît, mais nous pouvons les battre", explique Juan Bernat, le défenseur espagnol de Paris.

Le PSG connaît un début de saison compliqué. Entre les blessures, les cas de Covid-19 et les suspensions, Thomas Tuchel n'a quasiment jamais disposé de son effectif au complet. Une avalanche de blessures qui peut en partie être imputée à la finale tardive de Ligue des champions, organisée fin août en raison du Covid-19, laissant les joueurs sans réelles vacances : "On n'a pratiquement pas eu de préparation d'avant-saison, après la Ligue des champions on a eu dix jours [de repos], et on a tout de suite commencé le championnat. On a aussi beaucoup de blessés, des absences importantes, ça aussi, ça a un effet sur l'équipe", justifie l'Espagnol, qui s'est blessé le 16 septembre contre Metz.

Si en championnat, le PSG semble toujours un cran au-dessus, il n'est pas à l'abri des faux. Vendredi 20 novembre, à quatre jours du choc face à Leipzig, le club de la capitale s'est ainsi laissé surprendre par Monaco 3 à 2. Pire : le scénario du match avait des airs de remontada avec un Paris qui menait 2 à 0 à la mi-temps. Pas de quoi envisager sereinement la rencontre capitale à venir.

"La Ligue des champions est une compétition très difficile. Il y a cette part de chance, de ne pas avoir de blessés aux moments cruciaux, mais je crois que le PSG a l'équipe pour pouvoir la gagner", veut croire Bernat.

Mbappé et Neymar de retour

Thomas Tuchel a tout de même un motif de réjouissances : ses deux superstars, Neymar et Kylian Mbappé, sont de retour de blessure. Ils auront joué huit petites minutes ensemble sur la pelouse du Stade Louis-II, vendredi. Pas assez pour montrer quelque chose tous les deux. Les deux pourront bien être alignés ensemble en C1, alors qu'entre suspensions, Covid-19 et blessures, le duo ne comptabilise que 321 minutes ensemble cette saison.

Le jeune prodige français a effectué une première mi-temps de haute volée en s'offrant un doublé. Lancé par Angel Di Maria, il a semé en vitesse pure Axel Disasi avant de piquer victorieusement le ballon devant un Vito Mannone trop vite battu (0-1, 25e). Puis, il a transformé du pied droit le pénalty obtenu par Rafinha, coupé trop violemment par Youssouf Fofana (0-2, 37e). Son neuvième but en Ligue 1 cette saison et surtout son quatre-vingt dix-neuvième, toutes compétitions confondues sous les couleurs parisiennes.

Pas encore rassasié, il a même enchéri en fin de mi-temps et a cru avoir validé son centième. À la suite d'une belle percée d'Abdou Diallo, il a une nouvelle fois piqué et marqué subtilement. Le temps de flatter son égo en signifiant face caméra son nouveau total de buts, l'arbitre Clément Turpin a refusé la réalisation, après intervention de la VAR.

Quant à Neymar, il est rentré en fin de match. Le Brésilien, blessé en Ligue des champions contre le Basaksehir Istanbul (0-2) fin octobre, avait reçu l'autorisation de rejouer après avoir participé à l'entraînement collectif jeudi. Cependant, a peu pesé.

Autre motif de réjouissances, Leipzig reste sur un nul à Francfort samedi (1-1), et a chuté du podium de Bundesliga (4e). "Nous voulons avoir une équipe fraîche pour Paris. La pression est sur eux", commentait l'entraîneur, Julian Nagelsmann, après la rencontre.

Mais le RB joue gros aussi, car s'il perd l'avantage sur Paris, il lui faudra renverser Manchester United, chez qui il a perdu 5-0 à l'aller.

Avec AFP